‹ Œuvres La jeunesse de FlorianChapitre 42 sur 63 · A M. DE LA HARPE · texte numérisé non relu

A M. DE LA HARPE

Sur sa tragidie de Pb il oc tète.

Que tu m*as fait verser de pleurs !.

Comme ton Philoctcte est touchant, est terrible l

Que j'ai soufTert de ses douleurs !

Je ne sais pas le grec ; mais mon âme est sensible , Et pour juger tes vers il suffit de mon cœttr. J'ai reconnu dans toi l'élève de Voltaire.

Souviens-toi ^u'en mourant l'Hercule lillëraire

T'a désigne pour successeur.

Va , laisse murmurer une foule timide D'envieux désolés, d'ennemis impuissans;

Prends Philoctète pour ton guide :

Comme lui , tu souflris du venin des serpens ; Et, comme lui, tu tiens les traits d^Akâde.

A MADAME

Sur iin j)ortrait âonné deux fois.

V ou s me l'aviez repris ^on cœur vous le pardonne. Je sais que les amans se rendent leurs poitraits ; Les amis , bien plus sûrs , les gardent à jamais : L!amour prête , l'amitié donne.

A MADAME DE FIONTENAY,

En lui envoyant Gonzalve,

A vos pieds j'envoie en ce jour Un héros de votre patrie , Qui fut l'honneur de l'ibérie Comme vous en seriez l'amour.

Jadis sa gloire et son courage Lui firent beaucoup d'envieux :

S'il plaît un moment à \os yeux, Il en aura, bien davantage.

PIÈGES FUGITIVES. lag

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