XX DE LA VIE ET DES OUVRAGES
rime oonune elle vient, sans trop y reprder, comme quand il accouple epsomble Muck^ngàam et le père vincfnf, t^curies et Mmtmtkrtn. C'e^ dans ce seoa qu'il faut entendre le reproche que lui fait Tallevant, d'avoir introduit le Ub$r^ tiM^ dans la poésie : non pas cependant qu'il fût irréprochable dans l'autre acception du mot. Mais Û ne donnait paa Texemple^ il le suivait.
En i^umé^ Voiture n'est nulleosent l'homme de (ous lea tempti, comme le sont les écrivains de génie ; il n*est paa même Tbomme de son siècle : souvent le génie se contente de cela; il est l'homme dé la société dans laquelle il vit Quelquefois l'œil de l'observateur découvre dans l'espace^ à des distances infinies , un de ces météores qui brillent pour disparaître^ satellite fortuit de quelque monde éphémère. Tel fut Voiture. Il n'a pas de lumière propre; il re« flète. Ce fut son grand mérite aux yeux de ses contemporains; ce sera son tort devant la postérité.
Quelques mots maintenant sur cette édition comparée aux éditions précédentes.
Après que Voiture se fut décidé â faire le triage et la révision de ses écrits afin de les donner au public^ la mort qui vint le surprendre (26 mai 1648) ne lui en laissa pas le temps. Un de ses neveux^ celui qui paraît avoir été le plus dans son intimité^ Martin Pinchêne^ se chargea de ce soin conjointement avec Chapelain et Conrart^ qui le secondèrent de leur mieux dans cette tâche difficile. Voiture n'avait pas gardé une copie exacte de tous ses écrits^ il fallut tirer du cabinet de ses amis et de ses correspondants ce qui manquait dans le sien. Ensuite l'on dut choisir^ retrancher ce qui paraissait ou trop négligé^ ou trop compromettant. De là de nombreuses lacunes qu'il parait impossible aujourd'hui de combler. Ce n'est pas tout : même parmi les pièces conservées^ il y avait plus d'un passage scabreux. Pour
DE VOITUKE. XXXI
dérouter^ les éditeurs ôtèrent les noms propres et les remplacèrent, soit par des initiales, soit par des étoiles; ailleurs, ils les travestirent, comme dans Tendroit où Lima est mis pour Paris, à propoà de Tenlèvement de M"*<^ d'Aiguillon; d'autres foi9,ils altérèrent sans uécessité l'originaL Ces mutilations répandi-» rent dès lors sur le texte une obscurité que Iç temps a augmentée jusqu'à le rendre insaisissable. M. Cousiq^qui constate aussi le fait et qui l'explique avec une grande justesse d'aperçus, ajoute :«M™«deSévigné,daqs sa passion pour celui qui avait été un des maîtres de sa jeunesse, s'écrie: «Tant pis pour ceux qui ne l'entendent pas! » Mais l'aimable marquise en parle bien à son aise; elle avait une connaissance intime des mœurs, des choses, des hommes, des femnies, des aventures, des petits accidents auxquels se rapportent les vers et la prose de Voiture. » Est-elle bien sûre d'ailleurs de Tentendre? Pinchêne, et Tallemant lui-même, « quoiqu'il y travaillât depuis la mort de Fauteur, » avouent leur impuissance à tout expliquer. « Quelque jour, dit-il, si cela se peut sans offenser trop de gens, je les ferai imprimer avec des notes, et je mettrai au bout les autres pièces que j'ai pu trouver de la société de l'hôtel de Rambouillett »
Cette recherche occupa les éditeurs un assez long temps; car la première édition de Voiture ne parut qu'au commencement de 1630, bien que le privilège du roi porte la date du 16 juillet 1648, six semaines environ après la mort de Voiture, l^e succès fut tel , rapporte Pellisson, qu'il fallut en faire une seconde au bout de quelques mois. Cette nouvelle édition, qui porte également la date de 1650, contenait, de plus que la précédente, huit lettres adressées à Mlle de Rambouillet (8% 70% 72% 73% 104% 105% Hl« etll7«); les sept à M^e de Sablé* (17% 18% 19% 20% 21% 406« et 120«); quatre à M. de Chantelou (173% 180% 184« et 185«); une à M«»e *»* (204«), et une à Cos-
* Vp^€S, MU sujet de )«^ suppression de ces let^rea, Couein , M^ de Sablé, j^, 311.