Œuvres: lettres et poésies
Monseigneur, il est arrivé une chose étrange en voire affliction, qu'étant l'homme du monde qui avez d'aussi véritables amis, je n'en ai vu pas un qui vous ait plaint, et que tout ce qu'il y a d'honnêtes gens en France ayant pris tant de part dans la gloire que vous venez d'acquérir, il n'y ait personne qui en ait pris dans votre mauvaise fortune. Je ne sais pas quelle raison ils donneront pour cela, ni quelle excuse ils pourront alléguer. Pour moi, monseigneur, qui vous connois jusque dans l'âme^ et qui sais combien exactement vous vous acquittez de tous les devoirs de toute sorte d'amitiés, je suis assuré que vous avez reçu un extrême déplaisir : et, sachant combien vous êtes bon frère, bon parent et bon ami, je ne doute point que vous ne soyez aussi bon fils, et qu'ayant perdu un père qui a été regretté, même de tous ceux qui ne le connoissent pas, vous n'ayez été touché d'une très-sensible afQiction. Cela est d'autant plus à louer en vous, que les hommes d'aujourd'hui sont très-éloignés d'avoir de
' Mss. de Conrart, p. 787. —Antoine, deuxiènie du nom, duc de Graftionl, mourut au mois d'août lC44,8Hlvnntle père Anselme,
It. I
2 Ltnuts fi fMtVâB.
pareils resscatimonls. Cette tendresse d'âme n est pas moitld «iftimâblê ^o* te fërifiâlé i|ue tous tiilez de montra dftM tés pltlg ékMtl^ê périlgj €t qtfôn un siècle, o les exemples de bon naturel sont si rares, Yous soyez allligé d'une perte qui vous rend un des plus riches hommes de France, cela, sans mentir, est admirable et au-dessus de tous vos exploits* Mais comme il peut y avoir de l^excès dans les meilleures choses, votre douleur, qui a été juste jusqu'à cette heure, Aé lé séfdt plus si elle duroit davantage. Il y ètIroH de Ià tneéiséaneé, qu^uA fadmmé que là France lient pouf tf fi éê seê hètôê, s'àffltgedt eammë Iûè autfês koûHaeë; etvotts témoigneriez de m p&ê faire ftââei dé eâs dé la tmitt «t dé là gloire, si tôttsi potrviéz âvôlf tfllé toogdé trfetédde m un tMipê où touif faites de à gi()ffetfises aetidiiâ, et où tous feeeve^ des applaudll»efil4»jtâ dé tôtlt te filéndê. le Vôtts ai out louer (o^i ttttrt, etâvéé béauéôtip d'afféétiôn, par là reine; j*ai vu Mré tê lîiéine ehoiSé & tlti liolntne qui a quelque été-- 4H mpttsê d'allé ' ; totr e répiitatiôn augmente totf s tes Jotifis, et totfê tifien ne diminue pà« : càf dn dit quV)^ é^gint it pQUtailte * tons ànre2 dorénàtafit quelque èbésié d^ÀSsez considérable. Si parmi totit cela voua ne l^tei vûils côfi^tef , Je eonnois an de mes amk qui itrl'éit ptds de f aison que jttfôaid de i^écrier : Qsià\ê
* Le tafdlnal li«ttrîll<
* tftf éë ies tttentxkH laf écritoft, et etttfé attires iwnnés e^e#«
ff jr «t«K 4né, fAiMAl d» cTfi'if é€tti&«dèff« tt pêktmî h Vftttft
d*tftrs 1« plus riche leigneur de France en argent et ei» poulaiUe (T.) '^ tel4«ire blâme atec ralcon le toù de plaisanterie r6r pandQ dani ceUe lettre. Voyet t« XlUI, p< S9| éd. RenouarU.
A MONSicy» pK QUmSMH {1644). I
tbQOté! quelle l^pQté! at fm^ iii au 4ou2« toi^s p|»i> ba§ : trsp 4e l^mièl trpp de jH^pié ! trop 4« bwiéîj
4 dire le yr^i, mon^çigneyr, il y auroit du tr^p, §( J'y (ropyerpis quelque cihosQ & r§iiir§ > miH qui 4*Mllfllf|
9# 3.aurpî§ rie» désapprouver 4e ce qu§ vou§ feif^g, «1
qui suis jf^mçuï^jay^ni ^t ay^gi^meut, votre^ ^to.