II
4$2 POÉSIBS DE VOITUBE.
Et nuit et jour faisant chemUiy J'arriYai hier céan» à la lin de décembre.
Quelquefois Salladio^ va plus diligeimoent; 3tfai8 il n'est rien de tel que d'aller sûrenieot^
Voulant doncque vous étrenaer»
Pour vous faire heureusement vivfO« Je n'ai rien de mmlleur que je {misse donner
Si ce n'est mon eiepipie i suivre.
Vous autres beaui esprits battez trop de pays :
• Croyez-moi^ suives meo avis.
Soit que vous poursuivie» évêelié> fsnwie ou Slle, Faites tout comme moi» hfitei-vous lenteoieiit ; Ne formez qu'un dessein, suive9*le eonstamment : Mais c'est trop discourir» je rentre en ma coquille.
PQUS l'A TAUfB.
Bonjour» monsieur» et bonne année!
Si vous voulez que le destin Vous rende celle*ci tranquille et fortunée»
Elcoutez ces cinq vers qu'on m'a dits ce matin :
« Quand le sort guidera vos pas (( Dans la chambre où les jeux^ les ris et les appas
c( Enferment toutes leurs merveilles»
tt Soyez comme une taupe» et fermez-y les yeux;
(( Ouvrez seulement vos oreilles, w C'est ce qu'on m'a chargée aujourd'hui de vous dire.
Mais moi, je vous conseille mieux»
Si vous voulez sauver votre âme de martyre»
De fermer voire oreille aussi bien que vos yeux :
Car une nymphe redoutable
Y tend un piège inévitable»
Et ceux que de ses yeux la foudre ne frappa»
Le feu de son esprit leur fait rendre les armes : Par moi vous en voyez ex^mplum^ ui talpa,
* Courrier da cardinal de Riclietiea(T.).
POÉSIES OlVBltSES. 423
Qui, pour être sans yeux^ n'éf ite pas ses charmes.
Si vous voulez savoir cotnment^
Et d'où nie vient cette aventure,
Je vous le dirai promptement^
Sans feintise et sans couverture.
Vous saurez donc^ monsieur^ pourvu Que vous vouliez prêter une oreille attentive
A la narration naïve D'un petit animal qui n'a jamais rien vu,
Qu'étant en l'hôtel de Soissons^ Comme j'allois ronger l'oignon d'une anémone^
J'ouïs les accents et les sons De l'agréable voix de certaine personne*.
Qui discouroit dessus Platon,
Parlant à madame Marie >,
Qui l'entendoit, sans flatterie.
Gomme j'entends le bas-breton* Moi^ bien aise d'ouir toutes ces belles choses, Perçai vite la terre^ à dessein d'arriver A ses pieds qui partout faisoient naître des roset^,
Malgré la rigueur de l'hiver.
Me voyant, sans trop s'ébahir :
(( Vous êtes taupe? me dit-elle.
— Oui, lui dis-je, mademoiselle.
Je suis taupe pour vous servirt
— D'où venei-vous présentement?
Commença-t-elle de s'enquerre.
-— J'arrive de cent pieds sous terre, Pour vous ouïr tant seulement^
— Je cherchois une taupe ici, Me répond^elle avee une bouche riante ,
Et si vous êtes ma servante^
* MU* de Vertas étoit une savante Ûlle ; elle éioit alon avec M°*« le comtesse de Soissons (T.).
> Femme de chambre de Mii« de Vertas, dont Voiture étoit amoureux (T.).
4i4 * POÉSIES DE YOITOBE.
Je suis bieii votre amie aussi.
Vous êtes taupe d'esprit doui.
Et fort belle sans être Monde :
J'ai bien tu des taupes au monde.
Mais jamais une eomme tous. *
Je sentis que la terre et Fair
S'embellirent à sa parole.
Et que tous les enfants d'Êole
Se turent pour l'ouïr parler.
Dieux ! que me trou?ant auprès d'elle.
J'eus de regret d'être sans yeux !
Et que je l'imaginai belle,
A son parler si gracieux!
« Je voudrais bien vous supplier,
Continua-t-elle sur l'heure.
D'aller soudain et sans demeure.
Au logis où se tient monsieur le chancelier ;
Là, demander monsieur Esprit ^ :
C'est un de ces messieurs qui dans l'Académie Foudroyent tous les jours Tignoranoe ennemie.
Et qui jugent de tout écrit.
N'entrez pas dans sa chambre, attendez^e à la cour
Ailez-y sans être attifée.
Car il est fort coquet et plus charmant qu'Orphée,
Et s'il vous avoit vu coiffée, 11 ne manqueroit pas de vous parler d'amour.
Le voyant, inclinez la tête.
Comme line taupe bien honnête.
Et sans lui faire compliment.
Dites-lui ces mots seulement :
«c Bonjour, monsieur, et bonne année!
Si vous voulez que le destin Vous rende celle-ci tranquille et fortunée.
Écoutez ces cinq vers qu'on m'a dits ce matin
' 11 étoit alors au chancelier Séguicr. (T.)
« Quand le sort guidera vos pas « Dans la chambre où les ris^ les jeux et les appas
« Eofenneut toutes leurs merveilles^ c( Soyez comme une taupe, et fermez^y les yeux;
« Ouvrez seulement vos oreilles, p
txxxu.
(Plaeetà uoedame'.)
Plaise à la duchesse très-bonne^ Aux yeux très-clairs, aux bruns cheveux.
Reine des flots de la Garonne, Dame du Lot et de tous ceux Qui virent sa belle personne :
De laisser entrer franchement.
Sans peine et sans empêchement.
Un homme au lieu de sa demeure.
Qui, s'il ne la voit promptement.
Enragera dedans une heure.
On a pour lui trop de rigueur Chez vous, et tout haut il proteste, Que, par un larcin manifeste.
On retient son âme et son cœur, Et que Ton ne veut pas le reste.
L'un est dedans, l'autre est dehors.
Et l'ui et l'autre est tout en flamme :
Il est raisonnable, madame.
Ou que l'on reçoive son corps.
Ou que Ton lui rende son âme.
^ 11 se voit pris comme au lacet, Et souffre un étrange supplice ; Mais le pauvret est sans malice:
Ne refusez pas son placet, Car sans doute il est de justice.
I M""" d'AigailloQ (T.).
4IB POBSIBS 01 YOITURB.
Il a trop flbHi^rt de moitié t Au nom de sa ferme amitié^ Consoles êoti âme abattue, Ou dites au Moim par piUé A votre Suisse qu'on le tue.
(Placet à monseigBevt U MrdiMl Se Richelieu ^)
Plaise, seigneur^ plaise à Votre âninem», Faire la paix de Tafffigé codhef , Qui par malheur, ou bien t»ar iinprttdeiNe^ Dessous les flots TOUS a feit tftfbliclKMrj On ne lui doit ce cHitie repmeher :
Le trop hardi meneur ne satoit pst De Phaéton l'histoire et {Mteux eas, 11 ne lisoit Métamorphose aucune;* Et ne croyoit qu'on dût craindre aucun pas.
En conduisant César et sa fortune.
(Aatre sur le mâme sujet.)
Prélat passant tous les prélats passés (Car les présents seroit un peu trop Are), Pour Dieu, rendez les péchés eflîacés De ce cocher qui vous sut mal conduire.
S'il fut peu caut à son chemin élire, Votre renom le rendit téméraire; Il ne crut pas, versant, pouvoir mal faire.
Car chacun dit que, quoi que vous fassiez,
' Au voyage de Perpignan (T.); — Dans tes ëiîtlions de Voiture, ce placet est adressé au cardinal Mazarin ; j'ai déjà eu occasion (t. 1, p. 341 ) de signaler une «ubtUlation ée cég^nre.
peÊstfis mvEBSBSt 427
En guerre^ en pah^ en voyage, etl tiffkire, Vous vous trouves toujours dettUs vt)8 pi^ë.
LXXîV.
(Plaeet h monseigneor le cardinal Maurin, pour entrer cbei lui.)
Prélat passant tous les prélats passés.
Et les présente (car ce n'est plus trop <Ûre]| Pour Dieu, rendez les souhaits exaucés D'un cœur dolent, qui de vous voir désire.
Mais [Maylager], de tous huissiers le pire.
Expert pourtant, et qui discerne bien Les gens d'esprit^ ceux qu'il faut introduirei Et ceux aussi qui ne sont bons à rien.
Après m'avoir tenu longtemps à l'huis.
Enfin demande où je vais, qui je suis, Pourquoi je viens en ce lieu me morfondre Et me montrer, sans qu'on m'en soit ternit  tout cela je ne sais que répondre, Et m'en revais comme j'étois venu.
(Ballade.)
Vous de qui l'œil est mon vainqueuri Belle, qui causâtes l'orage Qui souffla premier en mon cœur Les feux de l'amoureuse rage ; Dans l'ardent brasier qui m'outrage.
Vous ne sauriez plus me garder.
Si vous ne me donnez pour gi^ Ce que je n'ase demaniter?
Je ne souhaite le bonheur D'avoir un empire en partage.
Ni les pompes de cet hooneur.
4S8 POÉSIES DB TOITORE.
A qui le oionde Dût hommage; Toutes les ricbesses du Tage Je ne prétends pas posséda' ; Et j'estimerois davantage Ce que je n'ose demander.
Gomment puis-je voir la douceur Qu'amour a peinte en ce mage.
Les feui de oet on! ravisseur, La grâce de ce lieau corsage.
Cette belle et divine image A qui toute autre doit oéd^.
Sans désirer en mon courage Ce que je n'ose demander?
Mon reqiect et votre rigueur
Retiennent ma lai^e trop sage.
Mais le mal causant ma langueur.
Par mes yeux a trouvé passage-
Us vont pour mon wur en message :
Et quand j'ose vous regarder.
Ils demandait en leur langage
Ce que je n'ose demander. ^
(Bailla à ■eoteigMwr le caidiBai Haoria, mt h prise éb la
Bntée.)
Vous vous trouvez toigours dessus vos pieds.
Longtemps y a que je l'ai dit en rime :
Et quoi, seigneur, que disiez ou fassiez.
Vous faites voir votre esprit magnanime.
Digne toujours de louange et d'estime.
L'archiduc fier, et plus grave qu'un roc.
Nous pensoit bien donner un rude choc; Mais sa fierté par vous est repoussée*
POÉSIES DIVBBSES. 429
Cet Allemand ne s'entend pas en troc^ Pour Landrecy de changer la Bassée.
Les Espagnols et Flamands ralliés^ Sous ce grand chef qui leur courage anime, Pensoient déjà nous voir humiliés, Et du bonheur se croyoient à la cime.
Quand leur avez fait voir un tour d'escrime, Qui dans le cœur leur donne un coup d'estoc.
Ores voudroient voir tous mousquets au croc.
Tant vous rendez leur audace abaissée.
Et disent tous que c'est un mauvais troc.
Pour Landrecy de changer la Bassée.
Puissant esprit, qui nous fortifiez.
Et dont le soin nos ennemis réprime, Que vos succès partout soient publiés.
Que votre los en tous endroits s'imprime.
Et que le chant dont mon âme s'imprime Se fasse ou'ir de Paris à Maroc.
Quand je vivrois aussi longtemps qu'Énoc, Toujours dirai du fond de ma pensée :
Seigneurs flamands, ce fut un mauvais troc.
Pour Landrecy de changer la Bassée.
Et vous, mutins, qui si mal auguriez.
Et que l'envie à grand tort envenime.
Force vous est, qu'ores vous admiriez Du grand prélat le jugement sublime.
Repentez-vous, connoissez votre crime :
Car le lion s'enfuit devant le coq ; Et Léopold se Ta coiffer d'un froc.
Voyant sitôt sa victoire effacée.
Et juge bien qu'il fit un mauvais troc, Pour Landrecy de changer la Bassée.
430 POÉSiBS DB VOltdftE.
Lxxxvm.
(inédite.)
[Composé Ten 1637.]
Une eonteêiatUm, raffporléPHiuon^y était nie â VMiei de BambouUlet, i'U fallait dire musctrdÎDg ou muscadins, H a^aU partagi UhUe la cowr^ comme il arriva quelqites année» aprèi pour le$ lonneif de Job et d'Vranie. VÂcaâémie jugea en faveur de muicadin»^ eî V(Hturê fit é te tujet cette ftotf/fofinHr té qui n'a poi été impriméeé
Au siècle des vieux palardins, Soit courtisans^ soit citardins^ Femmes de coût, ou citardines, Prononçoient toujours muscardiiis, Et balardins et balardines.
Même Ton dit, qu'en ce temps-là Chacun disoit rose muscarde ; J'en dirois bien plus que cela :
Mais, par ma foi, je suis malarde, Et même, en ce moment, voilà Que Ton m'apporte une panarde*.
(ftomane« espagnole ^)
Fuéra ! fuera ! a parta ! a parla !
1 Voyez Pélisson, Histoire de VAààdémie, 1. 1, p. iHO.
' Les lettres de fialcac fixent à peu près répoque ob fut composée cette boutade. Balxae tenait pour muscardinê, qui avait pour lui l'usage, quoique l'ereille fût pour muscadins. « L'usage, dit-il, doit tout régler, et de plus, Torigine du mot étant italienne, quel droit avons-nous d'Ôtet* une lettré d'un mot qui n'est pas de notre jnridictibnP Quoique cette lettre soit rude, elle ne laisse paA de tenir toujours son fang dans l'alphabet ; elle murmure, elle gronde, elle mord impunément depuis tant de siècles, elle entre dans plusieurs mots où elle a'est pas moins rude, ni moins raboteuse que dans fHmcwdinSy sans que personne s'en plaigne » {Lettré de Baliw A Ckàpélain, du 17 novembre 1631 ].
3 Voyez 1. 1, p. 250. — Je Joins ici une traducUop de la ro-
P0ÉS1E6 l»I\ER8EB. > 431
Que AmoF eatra per la plaça, Quadrillero de galanet :
Doze Ueva eii su quadrilla De diferontas libreas.
Los unos de argenteria,
Y de oro iino les otro$, Que pudieran en el melo Gompetir con lae estellafi.
Varias y lustrosas sedas Los demas ?a adornando Pardas^ azules, muradas, Pajiças y carmesies.
Con nacaradas marlotas
Y con verdes aibornozes, Van desfiando rubies^
Y luzientes esmeraldas.
mance par M. Romey, le Judicieux historien de l'Espagne, qui a bien youIu en inêiD« temps pr«ndre la peine de rétablir le texte espagnol, affireoseinent mutilé.
Gare ! gare I éloignes* vou;» ! ébigi^c^TOUs ! L'Amour entre dans la place, A la tête d'une troupe de galants ; II en conduit douze dans sa troupe De livrées différentes.
Les uns portent de brocajr^ 4Vge|»t»
Et les autres d*or ùj^, Qui pourroient dans le ciel Rivaliser avec les étoiles.
Des étoffes de soie, variées et écUtontel, Servent aux autres de parure^ Grises, asurées, couleur de murailliSi Jaunes et craQM»iffies*
Avec leurs capes niearat, fit leurs buraoMS verts^
432 I POÉSIES DE TorrcRE.
Los unos de amor y zelos LIevan la coior quebrada.
Lob otros en yîyo f uego Van muiiendo por su dama.
Pasan con mucho donaire Gon orden y bizarria, Cada quai por si vlstoso^ Monstrando gran gallardia ;
Paysan los doze galanes, No las calles de Granada^ Vivarambla o Zocatki, Mas por la sala de Julia.
Viene ella con taies brios Gon taie aire e geutilezza, Que à quien tiene aima y ojos Lleva los ojos y el aima.
Ils le disputent aux rubis
Et aux émeraodes chatoyantes.
Les uni de ramour et de la jalousie Portent les couleurs tranchantes; Les autres, dans leur y\ye ardeur, Tont mourant pour leur dame.
Us s^avancent avec grâce, Atcc ordre et noblesse, Cbacon remarquable de soi, Et faisant montre de bonne mine.
Ils s'avancent les douse galants, Ifon par les rues de Grenade, Yivarambla ou le Zocatin, Mais par le salon de Julie.
Elle y paraît avec un tel éclat,
D^un si bel air et si gracieux,
Qu*à celui qui possède une âme et des yeos,
Elle ravit les yeux et l*âme.
Moins belle parait l*aurore, Quand du soin des nuages dorés,
Tan bien no parece el Alva, Quando entre doradas nubes Vertiendo flores y perlas, Viene a despertar el dia.
Poca grana y mucfaa nieve Van compitiendo en su cara,
Y entre lirios y jazmines, Assomanse algunas rosas.
Buelan mil tiernos Amores Alumbrando su belleza :
Sus ojos, graves y bellos, Unos matan y otros crian.
Matan los mas atrevidos^
Y los ninos van criando, Hasta que sepan hablar,
Y puedan Uamarla madré.
Répandant les fleurs et les perles.
Elle yient éveiller le joar.
Peu de pourpre et beaucoup de oeige Combattent sur son visage.
Et entre les lis et les jasmins Se montrent quelques roses.
Mille petits amours volent,
Eclairant sa beauté ;
Ses beaux grands yeux donnent
La mort aux uns, et la pâture aux autres. '
Ils donnent la mort aux grands, Et la pâture aux petits, Jusqu'à ce qu'ils sachent parler Et appeler leur mère.
Environnée de lumière et de rayons, Elle se rencontre avec la troupe.
Et les galants aimables Se trouvent en sa présence.
Leurs couleurs s'olFaccnt Auprès de celles de sou visage,
If. 37
Cercada de luz y rayos
Se encuentra con la quadrilla,
Y los discretos galanes Han llegado à su presencia.
Pierden ellos sus colores^ En yiendo las de su cara^
Y admirando se quedaron Sin Tozes^ aimas y lenguas.
Atentos la estan mirando Sin poder dezir palabra^ Que delante de tal dama No ay galan que no enmudesca.
En ora buena Ueguays (Dix6 la hermosa Christiana)
Ety saisis d^admiration, ils demeurent Sans voix, sans esprit et sans langues.
Attentifs, Us la regardent Sans pouvoir proférer une parole :
Car en présence d'une telle dame, Il n*est galant qui ne devienne muet,
« Soyez les bienvenus, • Leur dit la belle chrétienne ; Car des galants si discrets ' Pourraient Pétre de Diane.
Ils se posent sur elle :
Les uns dans ses cheveux.
Les autres à Pentour de son sein.
Qui fait honte à la blancheur des lis.
Ils semblent recevoir d'elle la vie, Ceux qui ont Pheur de la toucher :
Et aussi bien elle peut donner la vie.
Celle qui possède tant d'âmes.
O Julie, spiriluelle et belle Entre toutes cdles qui sont nées ; Le jour ùh tu vins au monde Fol marqué de signes heureux.
Que galanes tan callados Lo pueden ser de Diana.
Toman su asiento con ella, Los unos en los cabellos^ Los otros cerca del pecho Que afrenta las azuçenas.
Parece que toman i^ida Los que aciertan à tocarla :
Que muy bien puede dar vidas, Quien tantas aimas possède.
Julia, discreta y bella Entre quantas han nascido, El dia que tu nasciste Grandes senales avia.