A MONSEiaVBilR LB MARÉCHAL OB GRAHOHT
[Même date.]
Monseigneur, dans l'affliction de la mort de M. le marquis de Pisani, qui est la plus grapde (}ue j'aie eue de ma vie, je ne laissai p^s de sentir celle de votre prison*, et depuis, en un temps où je ne me croypis plus capable de joie, j'en ai reçu de la nouvelle de votre liberté. Encore, dans les déplaisirs où je sujs, est-ce quelque consolation pour moi de voir que toutes mes passions ne sont pas infortunées , et que la fortune ne m'ôte pas généralement toutes les personnes qui me sont les plus chères. Je ne connoîlrois pas , monseigneur, une des meilleures (|jLialité§ qui soient en vous, et combien, sur t()u§ les iioi|iii)e§ du ipopfje, voM§ ^tes capable de la vrai» et papfaitâ ami? tié, si je eroyois que ee malheup-là ne vous eût pa» touché autant que moi. Et quoique vous deviez être endurci il y a longtemps à Qp§ §prNl5 d'accidents , et
* HESS, de Corn art, p. 789.*
' Le maréchal de ^p^moBt fut fî|i( ppiseneier à cette même aiîaire ; mais sa captivité ne dura çuère; il fiit échangé contre le comte de Gleen, et rejoignit i'arp^e du rpi, coiome le duc d'Enghien commençait le sié^e d^ Duq|^e|piisljd.
A MONSlibll 6È dflAflTBliG^ (1645). 2â
fteéli^ttiméf à péf dfê lë§ âifli§ (}iféf vôtiâ ëât4f7ie2 ie plus, jt #tii§ i§Suf6 ^ilé là jl#f €é âé édltîHéi VôtiS a été ëi- (ra^âifiâiféffiênt §^»iMè, crf qiié tôtis jt]|é2( fiieii qîîé tws fi'eli âvèi ]fiiïî«ll§ filH qiié Votis dif^sie:^ règreltér davftrtlage^ Pôtif fnoî, cfuJ dwinolssoîë le§ pltis secrets ^n!JmetYt9 de Èùn ttbut, et qtri sais qu'il n'a jamais M méndë fhti tant aifné ni tàAt él^timé qtfé vous, je manquerois à Hé (|tié je dois k êa niértioiré et à Fifitention que j'ai de suivre toujours les inclinations et les volontés qu'il a eues, si, en sa considération, je ne m'efforçois de mé donner à vous encore plus que jarnais, et d'ajouter quelque chose à l'aflection dont je ▼ôûs ai honoré toute ma vie*. Je ne croîs pas, mônseigUëiitj que 6e soit un(! chôâe (Possible; mais il est dé rrtori dêtoif dé faire lotit éé que je pourfâi pour (5êlâ, §t âë vottâ protéâtéf ({iie si la pàssiori ^ue j'ai pour tôii§ né peut augmenter, âtf ftiôJns elle flë difliifitîéfâ jamais, et que je serai toiijdilrs également, Bffôtîséigriéut, vôtre, etc.