AVANT-PROPOS
Une fois ce plan bien ou malconça , je crus ne pouvoir mieux faire louer sa clémence que parLaTrimouillé qui Tayait éprouvée; sa législation , que par son gar<ïe des sceaux Pmicher; sa valeur, que par Bayard ; et j'osai conduire son peuple' jusqucs à son lit de mort, pour donner une image forte et touchante de 4 'amour si tendre et si vrai que ce peuple portait à son roi. Quant aux fautes de mon héros, je voulus, pour les affaiblir, en mettre Taveu dans sa propre bouche; je voulus qu'il s'en accusât lui-même , afin qu'on les excusât davantage ; et je pensai ^ue le moyen de rendre ses erreurs pardonnables , était qu'il ne voulût pas se les pardonner.
Je me suis trompé sans doute ; j'ai mal loué Louis XII : mais enfin j'ai parlé de lui, et son nom seul doit rendre mon ouvrage intéressant pour tout lecteur sensible et français.