HARPAGON, MARIANE, FROSINE
HARPAGON, à Mariane.
Ne VOUS offensez pas, ma belle, si je viens à vous avec des lunettes. Je sais que vos appas frappent assez les yeux, sont assez visibles d'eux-mêmes, et qu'il n'est pas besoin de lunettes pour les apercevoir ; mais enfin , c'est avec des lunettes qu'on observe les astres, et je maintiens et garantis que vous êtes un astre, mais un astre, le plus bel astre qui soit dans le j)ays des astres. Frosine, elle ne répond mot, et ne témoigne, ce me semble, aucune joie de me voir.
ACÎB m, SCÈNE XL 196
FROgINB.
C*est qu'elle est encore toute surprise ; et puis, les filles ont toujours honte à témoigner d'abord ce qu'elles ont dans rame.
HARPAGON, à Frosiae.
Tu as raison. (AManane.) Voilà, k)eUe mignonne, ma fille qui vient tous saluer.