‹ ŒuvresChapitre 159 sur 599 · HARPAGON, CLÉANTE, MAITRE JACQUES · texte numérisé non relu

HARPAGON, CLÉANTE, MAITRE JACQUES

MAÎTRE JACQUES

Hé ! hé ! hé ! Messieurs, qu'est-ce ci .' à quoi songez-yoos?

CLÉANTE

Je me moque de cela.

MAÎTRE JACQUES, à Cléante.

Ah ! Monsieur, doucement.

HARPAGON

Me parler avec cette impudence !

MAÎTRE JACQUES, à Harpagon.

Ah! Monsieur, de grâce!

CLÉANTE

Je n'en démordrai point.

MAÎTRE JACQUES, à Cléante.

Hé quoi ! à votre père ?

HARPAGON

Laisse-moi faire.

MAÎTRE JACQUES, à Harpagon.

Hé quoi! à votre fils ? Encore passe pour moi.

Je te veux faire toi-même, mattre Jacques, juge de cette affaire, pour montrer comme j'ai raison.

MAÎTRE JACQUES

J'y consens, (a ciéante.) Éloignez- vous un peu.

HARPAGON

J'aime une fille que je veux épouser; et le pendard a l'insolence de l'aimer avec moi, et d'y prétendre malgé mes ordres.

MAÎTRE JACQUES

Ah ! il a tort.

HARPAGON

N'est-ce pas une chose épouvantable, qu'un fils qui veaf entrer en concurrence avec son père.' et ne doit-il pas, par respect, s'abstenir de toucher à mes inclinations.'

MAÎTRE JACQUES

Vous avez raison. Laissez-moi lui parler, et demeurez là. CLÉANTE, à maître Jacques , qui s'approche de loi.

Eh bien ! oui, puisqu'il veut te choisir pour juge, je n'y recule point; il ne m'importe qui ce soit; et je veni bien aussi me rapporter à toi, maître Jacques, de notre différend.

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