‹ ŒuvresChapitre 202 sur 599 · ACTE n, SCÈNE VIL · texte numérisé non relu

ACTE n, SCÈNE VIL

inis! Vous êtes donc un causeur, et vous allez redire ce que l'on vous dit en secret ?

GEORGE D4NDIN.

Moi?

LUBIN

Oui. Vous avez été tout rapporter au mari, et vous êtes <;aase qu'il a fait du vacarme. Je suis bien aise de savoir que vous ayez de la langue , et cela m'apprendra à ne vous plus rien dire.

GEORGE DANDIN

Écoute, mon ami.

LUBlN.

Si vous n'aviez point babillé, je vous aurais conté ce qui se passe à cette heure ; mais, pour votre punition, vous ne saurez rien du tout.

GEORGE DANDIN

Comment ! qu'est-ce qui se passe ?

LUBIN

Rien, rien. Voilà ce que c'est d'avoir causé; vous n'en tâterez plus, et je vous laisse sur la bonne bouche.

GEORGE D4N01N

Arrête un peu.

LUBIN

Point. •

GEORGE DANDIN

Je ne te veux dire qu'un mot.

LUBIN

Nennin, nennin. Vousavezenvie de me tirer les versdu nez.

* GEORGE DANDIN

Non, ce n'est pas cela.

LUBIN

Hé! quelque sot.. Je vous vois venir.

GEORGE DANDIN

C'est autre chose. Écoute.

LUBIN

Point da^îre. Vous voudriez que je vous dise que monsieur le vicomte vient de <lonner de l'argent à Claudine, et qu'elle l'a mené chez sa maîtresse. Mais je ne suis pas si béte.

GEORGE DANDIN

De grâce!

LUBIN

Non.

GEORGE DANDIN

Je te donnerai...

256 GEOBGE DANDIN.

LUBIN

Tarare !

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