ACTE m, SCENE VI
me parlez de vous retirer ; et avec combien de chagrin m allez-YODS laisser maintenant !
ANGÉLIQUE
Nous trouverons moyen de nous revoir.
CLtTANDRE.
Oni. Hais je songe qu'en me quittant, vous allez trouver un mari. Cette pensée m'assassine; et les privilèges qu'ont les maris sont des choses cruelles pour un amant qui aime bien.
ANGÉLIQUE
Serez-vons assez faible pour avoir cette inquiétude , et pensez-vous qu'on soit capable d'aimer de certains maris qu'il y a? On les prend parce qu'on ne s'en peut défendre, et que l'on dépend de parents qui n'ont des yeux que pour le bien ; mais on sait leur rendre justice, et l'on se moque fort de les considérer au delà de ce qu'ils méritent.
GEORGE DANDIN , à part.
Voilà nos carognes de femmes !
CLITANDRE
Ah! qu'il faut avouer que celui qu'on vous a donné était peu digne de l'honneur qu'il a reçu, et que c'est une étrange chose que l'assemblage qu'on a fait d'une personne comme TOUS avec un homme comme lui !
GEORGE DANDIN , à part.
Pauvres maris ! voilà comme on vous traite.
CLITANDRE
Vous méritez, sans doute, une tout autre destinée ; et le ciel ne vous a point faite pour être la femme d'un paysai).
GEORGE DANDIN
Plût au ciel ! fût-elle la tienne ! tu changerais bien vile de langage! Rentrons; c'en est assez.
(Geoi^e Dandin, étant entré, ferme la porte en dedans.)