PREMIER MÉDECIN, UN APOTHICAIRE
ÉRASTE, k M. de Ponrceangnac.
Une petite affaire m'est survenue, qui m'oblige à vous quitter; (Montrant le médecin.) mais voilà une personne entre les mains de qui je vous laisse, qui aura soin pour moi de vous traiter du mieux qu'il lui sera possible.
PREMIER MÉDECIN
Le devoir de ma profession m'y oblige ; et c'est assez que vous me chargiez de ce soin.
MONSIEUR DE POURCEAUGNAC , à part.
C'est son maître d'hôtel sans doute ; et il faut que ce soit an homme de qualité.
PREMIER MÉDECIN, à Éraste.
Oui, je vous assure que je traiterai Monsieur méthodiquement, et dans toutes les régularités de notre art.
296 M. DE POUBCBAUGNAC.
MONSIEUR DE P0UUCEAUGN4C.
Mon Dieu ! il ne faut point tant de cérémonies ; et je ne •riens pas ici pour incommoder.
PREMIER MÉDECIN
Un tel emploi ne me donne que de la joie.
ÉRASTR , au médecin.
Voilà toujours dix pistoles d'ayance, en attendant ce que j'ai promis.
MONSIEUR DE POURCBAUGNAC.
Non, s'il TOUS plait ; je n'entends pas que vous fassiez de dépense, et que tous envoyiez rien acheter pour moi.
ÉRASTE
Mon Dieu ! laissez faire ; ce n'est pas pour ce que tous pensez.
MONSIEUR DE POURCBAUGNAC.
Je TOUS demande de ne me traiter qu'en ami.
ÉRASTE
C'est ce que je yeux faire. ( Bas , au médecip.) Je yous recommande surtout de ne le point laisser sortir de ?os mains; car parfois, il veut s'échapper.
PREMIER MÉDECIN
Ne vous mettez pas en peine.
ÉRASTE , à monsieur de Pouroeangnac.
Je yous prie de m'excuser de l'incivilité que je commets.
MONSIEUR DE POURCBAUGNAC.
Vous VOUS moquez ; et c'est trop de grAce que vous me faites.