‹ ŒuvresChapitre 252 sur 599 · SCÈNE XV · texte numérisé non relu

SCÈNE XV

Monsieur DE POURCEAUGNAC, un apothicure,

tenant une seringue.

l'apothicaire.

Monsieur, voici un petit remède, un petit remède, qu'il TOUS faut prendre, s'il tous plaît , s'il vous plaît. monsieur de pourceaugnac.

Comment? je n'ai que faire de cela!

l'apothicaire.

II a été ordonné , Monsieur, il a été ordonné.

fMONSIKUR DE POURCEAUGNAC.

Ah! que de bruit!

L'AP0TniC4IRB.

Prenez-le, Monsieur, prenez-le ; il ne vous fera point àsi mal, il ne vous fera point de mal.

(1) A U première représentation de Powreeaugnac , donnée à Chambord deTant le roi , Lnlli joua le r61e d'an de* deux médecins grotesques , et , par conséquent , chanta sa part de ces trois oonplets , dont il arait , dit-on , fait les paroles , et dont certainement U arait fidt 1» mnsiqae. Voici la tradnotloa des ooapleta ita- Uens:

« Bonjour, bonjonr, bonjonr. Ne tous laisses pas tner par les souffrances de « la mélaneolie. Nons Tons ferons rire arec nos dumts hannonkoz. Nons ne som- « mes venus ici que ponr tous guérir. Bonjour, bonjour, bonjonr. ■

■ La folie n'est pas antre chose que la mélancolie. Le malade n'est pas déses- « péré, s'a veut prendre un peu de dlTertissement. La fùlie n'est pas autre chose « que la mélancolie. »

« Allons, courage ! Chantei , danses, ries ; et, si Tons voules encore mieux faire «quand tous sentirai approcher Totre accès de folie, prenez nn Terre de Tin, « et quelquefois une prise de tabac Allbns, gai , monsiear de Pooroeangnao I » (A.)

304 M. DE POUBCEAUGNAC.

MONSIEUR DE POURCEACGNAC.

Ah!

l'apothicaire.

C'est un petit clystère, un petit clystère, bénin, bénin; il est bénin, bénin : là, prenez, prenez, Monsieur ■ c'est pour délerger, pour déterger, déterger.

se NE XVI.

Monsieur DE POURCEAUGNAG, un apothicaire, deux MÉDECINS grotesques; MATASSINS avec des seringues.

LES deux médecins.

Piflrlialo 8Ù, Signor nunMa ; Piflialo, piflrlUo, pifflialo su,

Ghfl non ti farà maie.

FierliAlo au qneato wryiidale ; Piglialo au, Signor monsu ; PigliAlo, piglUlo, piglUo 8ù (1).

Allez -vous-en au diable !

^Monsieur de Pourccaugnac , mettant son chapeaa poar se garantir des seringacs, est suivi par les deux médecins et par les matassins ; il passe par derrière le théâtre , et revient se mettre sur sa chaise , auprès de laquelle il trouve l'apothicaire qui l'attendait ; les deux médecins et les matassins rentrent aussi.)

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