‹ ŒuvresChapitre 255 sur 599 · SCÈNE II · texte numérisé non relu

SCÈNE II

ORONTK , PREMIER MÉDECIN.

PREMIER MÉDECIN

Vous avez, Monsienr, un certain monsieur de Pourceaugnac qui doit épouser votre fille ?

ORONTB.

Oui ; je l'attends de Limoges, et il devrait être arrivé.

PREMIER MÉDECIN

Aussi l'est-il, et il s'en est fui de chez moi, après y avoir été mis; mais je vous défends, de la part de la médecine, de procéder au mariage que vous avez conclu, que je ne l'aie dûment préparé pour cela, et mis en état de procréer des enfants bien conditionnés de corps et d'esprit.

ORONTE

Gomment donc?

PREMIER MÉDECIN

Votre prétendu gendre a été constitué mon malade; sa maladie, qu'on m'a donnée à guérir, est un meuble qui nf 'appartient, et que je compte entre mes effets; et je vous déclare que je ne prétends point qu'il se marie, qu'au préalable il n'ait satisfait à la médecine, et subi les remèdes que je lui ai ordonnés.

ORONTE

Il a quelque mal ?

PREMIER MÉDECIN

ORO?rrE.

£1 quel mal, s'il vous plaît?

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