‹ ŒuvresChapitre 258 sur 599 · ACTE n, SCENE IV · texte numérisé non relu

ACTE n, SCENE IV

Et sti montsir de Pourceaugnac, Montsir, Test un homme qui doivre beaucoup grandement à dix ou douze marchanes flamanes qui être Tenus ici.

ORONTE

Ce monsieur de Pourceaugnac doit beaucoup à dix ou douze marchands?

SBRIGANI

Oui, Montsir; et depuis huit mois, nous afoir obtenir un petit sentence contre lui ; et lui a remettre à payer tout ce créanciers de sti mariage que stl montsir Oronte donne pour

son fille.

ORONTE

Hon! hon! il a remis là à payer ses créanciers?

SBRIGANI

Oui, Montsir; et avec un grant défotion nous tous attendre

Bti mariage.

ORONTE , à part.

L'avis n'est pas mauvais. (Haut.) Je vous donne le bonjour.

SBRIGANI

Je remercie Montsir de la faveur grande.

ORONTE

Votre très humble valet.

SBRIGANI

Je le suis, Montsir, obliger plus que beaucoup du bon nouvel que Montsir m'afoir donné, (seul, après avoir ôté sa barbe, «tdépoaillé l'habit de Flamand qu'il a par-dessus le sien.) Gela ne

n pas mal. Quittons notre ajustement de Flamand , pour songer à d'autres machines; et tâchons de semer tant de soupçons et de division entre 1^ beau-père et le gendre, que cela rompe le mariage prétendu. Tous deux également sont propres à gober les hameçons qu'on leur veut tendre; et, entre nous autres fourbes de la première classe, nous ne faisons que nous jouer lorsque nous trouvons un gibier aussi facile que celui-là.

Page 1