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ACTE II, SCÈNB XII

MONSIEUR DE POURCEAUGIfAC.

Oui ; mais quand il y aurait information, ajournement, déet, et jugement obtenu par surprise, défaut et contumace, li la voie de conflit de juridiction pour temporiser, et venir II moyens de nullité qui seront dans les procédures.

SBRIGANI

Voilà en parler dans tous les termes ; et l'on voit bien, onsieur, que vous êtes du métier.

MONSIEUR DE POCRCEAUGNAC.

Moi! point du tout. Je suis gentilhomme.

SBRIGANI

Il faut bien, pour parler ainsi, que vous ayez étudié la atique.

Point. Ce n'est que le sens commun qui me fait juger que serai toujours reçu à mes faits justificatifs, et qu'on ne me urait condamner sur une simple accusation, sans un réco- Dient et confrontation avec mes parties.

SBRIGANI

En voilà du plus fin encore.

€es mots-là me vieiinent sans que je les sache.

lime semble que le sens commun d'un gentilhomme peut en aller à concevoir ce qui est du droit et de l'ordre de la stice, mais non pas à savoir les vrais termes de la chicane.

MONSIEUR DE POURGEAUGNAC.

Ce sont quelques mots que j'ai retenus en lisant les romans.

SBRIG.VNI. «

Ah! fort bien.

Pour vous montrer que je n'entends rien du tout à la chine, je vous prie de me mener chez quelque avocat, pour nsulter mon affaire.

SBRIGANI

Je le veux, et vais vous conduire chez deux hommes fort biles ; mais j'ai auparavant à vous avertir de n'être point rpris de leur manière de parler : ils ont contracté du barau certaine habitude de déclamation qui fait que l'on diit qu'ils chantent ; et vous prendrez pour musique tout ce l'ils vous diront.

Qu'importe comme ils parlent, pourvu qu'ils me disent ce le je veux savoir!

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