‹ ŒuvresChapitre 287 sur 599 · SCÈNE II · texte numérisé non relu

SCÈNE II

VOXSIEOR JOURDAIN, en robe de chambre et en bonnet de i |>,

nuit; LE MAÎTRE DE MUSIQUE, LE MAÎTRE A DANSER, l'ÉLÈVE ! ^f ^|

DU MAÎTRE DE MUSIQUE, UNE MUSICIENNE, DEUX MUSICIENS, ij f

DANSECRS, DEUX LAQUAIS.

MONSUEUn JOURDAIN.

Eh bien. Messieurs! Qu'est-ce? i£e ferez- vous voir votre petite drôlerie?

:it-

DgtizedbyGoOQle V

340 LE BOXTBGEOIS GENTILHOMME.

LE MAtTRB A DANSER.

Comment ! quelle petite drôlerie ?

Hé! la... Comment appelez-vous cela? Votre prologue ou dialogue de chansons et de danse.

LE MAtTRE A DANSER.

Ah! ah!

LE MAtTHE DE MUSIQUE.

Vous nous y voyez préparés.

MONSIEUR JOURDAIN

Je vous ai fait un peu attendre ; mais c'est que je me fai.> habiller aujourd'hui comme les gens de qualité; et mon tailleur m'a envoyé des bas de soie que j'ai pensé ne mettre jamais.

LE MAtTRE DE MUSIQUE.

Nous ne sommes ici que pour attendre votre loisir.

MONSIEUR JOURDAIN

Je VOUS prie tous deux de ne vous point en aller qu'on ne m'ait apporté mon habit, afin que vous me puissiez voir.

' LE M\1tRE a DANSER.

Tout ce qu'il vous plaira.

MONSIEUR JOURDAIN

Vous me verrez épuipé comnie il faut, depuis les pieds jusqu'à la tète.

LE MAÎTRE DE MUSIQUE

Nous n'en doutons point.

MONSIEUR JOURDAIN

Je me suis fait faire cette indienne-ci.

Elle est fort belle.

MONSIEUR JOURDAIN

Mon tailleur m'a dit que les gens de qualité étaient comme cela le matin.

LE MAÎTRE DE MUSIQUE

Cela vous sied à merveille.

MONSIEUR JOURDAIN

Laquais ! holà, mes deux laquais !

Page 1