‹ ŒuvresChapitre 385 sur 599 · SCAPIN, SILVESTRE · texte numérisé non relu

SCAPIN, SILVESTRE

SILYESTRE.

J'avoue que tu es un grand homme, et voilà l'affaire en bon train ; mais l'argent, d'autre part, nous presse pour notre subsistance, et nous avons de tous côtés des gens qui aboient après nous.

Laisse-moi faire, la machine est trouvée. Je cherche seu^ Ument dans ma tête un homme qui nous soit affidé, pour jouer un personnage dont j'ai besoin. Attends. Tiens-toi un peu. Enfonce ton bonnet en méchant garçon. Campe-toi sur un pied. Mets la main au côté. Fais les yeux furibonds.

446 LES FOUBBBEIBS BE SOAPIN.

Marche un peu en roi de théAtre. Voilà qui est bien. Suis-moi. J'ai des secrets pour déguiser ton visage et ta voix.

SILYBSTRE.

Je te conjure, au moins, de ne m'aller point brouiller avec la justice.

Va, va, nous partagerons les périls en frères, et trois ans de galères de plus ou de moins ne sont pas pour arrêter nn noble cœur.

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