‹ ŒuvresChapitre 414 sur 599 · ACTE ni, SCENE II · texte numérisé non relu

ACTE ni, SCENE II

GÉRONTE

Tu deyaU donc te retirer un peu. plus loin, pour m'épargner...

SCAPIN, lui remettent la tète dftns le sac.

Prenez garde ; en voici un autre qui a la mine d'un étranger. (Cet endroit est de même que celai du Gascon, pour le changement de langage et le Jeu de thèAtre.) Parti, moi courir COmmé one Basque, et moi ne pouyre point troufair de tout le jour sti diable de Gironte. » Gachez-yous bien, a Dites-moi un pe u, fous, monsir l'homme, s'il ve plait, fous safoir point où l'est sti Gironte que moi cherchai r? » Non, Monsieur, je ne sais point où est Géronte. a Dites-lnoi-le, fous, frenchemente ; moi li fonloir pas grande chose à lui. L'est seulemente pour lai donnair une petite régale sur le dos d'une douzaine de coups de bAtonne, et de trois ou quatre petites coups d'épée au trafers de son poitrine. » Je tous assure. Monsieur, que je ne sais pas où il est. « Il me semble que ji foi remuair quelque chose dans sti sac. » Pardonnez-moi, Monsieur, a Li est assurément quelque histoire là-tetans. » Point du tout, Monsieur. « Moi l'avoir enfie de tonner un coup d'épée dans sti sac. » Ah ! Monsieur, gardez-Tous en bien. « Montre-le-moi un peu, fous, cequec'étre là. » Tout beau, Monsieur! « Quement, tout beau ! » Vous n'avez que faire de vouloir voir ce c[ue je porte. « Et moi, je le fouloir foir, moi. » Vous ne le verrez point. « Ahl que de badinemente! » Ce sont bardes qui m'appartiennent. « Montre-moi, fous, te dis-je. » Je n'en ferai rien, a Toi ne faire rien !» Non. « Moi pailler de ste bâtonne dessus les épaules de toi. » Je me moque de cela. « Ah ! toi faire le trôle. (Donnant des coups de b&ton sur le sac, et criant comme s*ii les recevait.) Ah, ahi, ahi. Ah, Monsieur! ah, ah , ah, ah. « Jusqu'au refoir : l'être là un petit leçon pour il apprendre à toi à parlair insolentemente. » Ah! peste soit du baragouineux I Ah.

nÉRONTE, sortant sa tête du sac.

Ah! je suis roué.

Ah! je suis mort.

GÉRONTE

Pourquoi diantre faut-il qu'ils frappent sur mon dos? SCAPIN, lui remettant la tête dans le sac.

Prenez garde ; voici une demi-douzaine de soldats tout ensemble. (Contrefaisant la voix de plusieurs personnes.) « Allons , tâchons à trouver ce Géronte, cherchons partout. N'épargnons point nos pas. Courons toute la ville. N'oublions aucun

lieu. Visitons tout. Furetons de tous les côtés. Par ob ironsnous? Tournons par là. Non, par ici. A gauche. A droite. Nenni. Si fait. » (a aéronte, avec sa voix ordinaire). Cachez-you& bien. « Ahl camarades, Toici son yalet. Allons, coquin, il faut qjie tu nous enseignes où est ton maître. » Hé! messieurs, ne me maltraitez point. « Allons, dis-nous où il est. Parie. Hâte-toi. Expédions. Dépêche Tite. Tôt. » Hé! Messieurs, doucement. (Oéronte met doacement la tête hors dn sae, et aperçoit la foarberie de Scapin.) « Si tu ne nous fais trouver ton maître tout à l'heure, nous allons fair pleuToir sur toi une ondée de coups de bâton. » J'aime mieux souffrir toute chose que de découvrir mon maître. « Nous allons t>ssommer. » Faites tout ce qu'il vous plaira. « Tu as envie d'être battu? » Je ne trahirai point mon maître. « Ah! tu en veux tâter! Voilà... » Ohl (Gomme il est près de frapper, Qéronte aoft do sac, et Scapin s*enfuit.)

GÉRONTE, senl. '

Ah! infâme! ah! traître! ahl scélérat! C'est ainsi que tu m'assassines!

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