‹ ŒuvresChapitre 462 sur 599 · CHRYSALE, ARISTE · texte numérisé non relu

CHRYSALE, ARISTE

ARISTE

Ah! Dieu vous gard', mon frère !

CHRYSALE

Et vous aussi, Mon frère.

ARISTE

Savez- vous ce qui m'amène ici?

CIIRYSALE.

Non ; mais, si vous voulez, je suis prêt à l'entendre.

ARISTE

Depuis assez longtemps vous connaissez Clitandre?

524 LES FEKMES SAVANTES.

CHRVSALE.

Sans doute, et je le vois qai fréquente chez nous.

ARISTE

En quelle estime est-il, mon frère, auprès de vous?

CHRYS.4LE

D'homme d'honneur, d'esprit, de cœur, et de conduite; Et je Tois peu de gens qui soient de son mérite.

ARISTE

Certain désir qu'il a, conduit ici mes pas, Et je me réjouis que yous en fassiez cas.

CHRYSALE

Je connus feu son père en mon voyage à Rome.

ARISTE

Fort bien,

CHRYSALE

C'était, mon frère, un fort bon gentilhomme

ARISTE

On le dit.

CHRYSALE

Nous n'avions alors que vingt-huit ans.

Et nous étions, ma foi, tous deux de verts galants.

ARISTE

Je le crois.

CHRYSALE

Nous donnions chez les dames romaines.

Et tout le monde, là, parlait de nos fredaines. Nous faisions des jaloux.

ARISTE

Voilà qui va des mieux ; Mais venons au sujet qui m'amène en ces lieux.

BÉLISE, entrant doucement et écoutant ; CHRYSALE, ARISTE. ARISTE.

Clitandre auprès de vous me fait son interprète. Et son cœur est épris des grâces d'Henriette.

CHRYSALE

Quoi ! de ma fille ?

ARISTE

Oui ; Clitandre en est charmé, Et je ne vis jamais amant plus enflammé.

BÉLISE, A Aristc.

Non, non; je vous entends Vous ignorez l'histoire,

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