ACTE fil, SCÈNE n
ARMANDE
De quoi qu'on die aussi mon cœur est amoureux.
BÉLISE
Je suis de votre avis, quoi qWon die est heureux.
ARMANDE
Je voudrais l'avoir fait.
BÉLISE
n vaut toute une pièce.
PHU.4MINTE.
Mais en comprend-on bien, comme moi, la finesse ?
ARMANDE ET BÉUSE.
Oh! oh!
PHILAHINTE.
Faites-lft sortir, qaoi qu'on die,
Que de la fièvre on prenne ici les intérêts, N'ayez aucun égard, moquez-vous des caquets;
Faites-la sortir, quoi qa'on die, Qnoi qu'on die, qnoi qu'on die.
Ce quoi qu^on die en dit beaucoup plus qu'il ne semble. Je ne sais pas, pour moi, si chacun me ressemble ; Mais j'entends là-dessous un million de mots.
BÉLISB.
Il est vrai qu'il dit plus de choses qu'il n'est gros. PHILAMINTB, à Trissotin.
Mais quand vous avez fait ce charmant quoi qu'on die^ Avez- vous compris, vous, toute son énergie ? Songiez- vous bien vous-même à tout ce qu'il nous dit ? Et pensiez- vous alors y mettre tant d'esprit ?
TRISSOTIN
Hai! hai!
ARMANDE
J'ai fort aussi Vingrate dans la tête.
Cette ingrate de fièvre, injuste, malhonnête, Qui traite mal les gens qui la logent chez eux.
PHILAMINTE
Enfin les quatrains sont admirables tous deux. Venons-en promptement aux tiercets, je vous prie (1).
ARMANDE
Âh! s'il vous plaît, encore une fois quoi qu'on die.
TRISSOTIN
Faites-la sortir» quoi qu'on die,
(I) Le vrai mot est tercet. U est écrit de cette manière dans tontes les édi« tions du DictUmnaire de VAcadémU, ik l'artiole SOVHIT. (A.)
PHILAMINTE, 4RMA1VDE ET BÉLISB.
Quoi qu'on die!
TRISdOTIN.
D6 votre riche appartemflnt, PHILAMINTE, ARMANDE ET BÉUSK.
Riche appartemen t !
TRISSOTIN
Où cette ingrate insolemment PHILAHINTE, ARMANDE ET BÉLISE.
Cette ingrate de fièvre!
TRISSOTIN
Attaque Totre belle rie.
PHILAMINTE
Votre belle vie! «