‹ ŒuvresChapitre 540 sur 599 · SCÈNE PREMIÈRE · texte numérisé non relu

SCÈNE PREMIÈRE

CLÈANTE, TOINETTE.

TOINETTB, ne reconnaissant pas Glèante.

Que demandez-vous, Monsieur?

Ce que je demande?

TOINETTE

Ahl ah! c'est vous! Quelle surprise! Que venez- vous faire céans?

CLÉANTE

Savoir ma destinée, parlera l'aimable Angélique, consulter les sentiments de son cœur, et lui demander ses résolutions sur ce mariage fatal dont on m'a averti.

TOINETTE

Oui ; mais on ne parle pas comme cela de but en blanc à Angélique : il y faut des mystères, et l'on vous a dit l'étroite garde où elle est retenue ; qu'on ne la laisse ni sortir, ni parler à personne ; et que ce ne fut que la curiosité d'une vieille tante, qui nous fit accorder la liberté d'aller à cette comédie, qui donna lieu à la naissance de voire passion ; et nous nous sommes bien gardées de parler de cette aventure.

CLÉANTE

Aussi ne viens-je pas ici comme Gléante, et sous l'apparence de son amant ; mais comme ami de son maître de musique, dont j'ai obtenu le pouvoir de dire qu'il m'envoie à sa place.

TOINETTE

Voici son père. Retirez-vous un peu, et me laissez lui dire que vous êtes là.

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