‹ ŒuvresChapitre 66 sur 599 · ACTE I, BOÈSE IL · texte numérisé non relu

ACTE I, BOÈSE IL

Nous ferions de belles affaires.

MSRCURB.

Tout cela n'est encor rien.

Nous verrons bien antre chose; Pour y faire quelque panse, PoursuiTons notre entretien.

SOSIB.

Je quitte la partie.

(Sosie yeot s'en aller.) MERCURE, arrêUnt Sosie.

OÙ yas-tu?

SOSIB.

Que t'importe?

MERCURE

Je Teux savoir où tu ras.

SOSIB.

Me £eure onvrir cette porte.

Pourquoi retiens-tu mes pas.'

MERCURE

ISi jusqu'à l'approcher tu pousses ton audace,

Je fais sur toi pleuvoir un orage de coups, sosu.

Quoi! tu veux, par ta menace, >

ITempécher d'entrer chez nous? • •

MERCURB.

Comment l chez nous?

SOSIB.

Oui, chez nous.

MERCURE

0 le trallrel Tu te dis de cette maison?

SOSIE

Fort bien. Amphitryon n'en est-il pas le maître?

MERCURE

Eh bien! que fait cette raison?

SOSIE

Je sois son valet.

MERCURB.

Toi?

SOSIB.

MoL

MERCURB.

Son valet ?

aosiB.

Sans doute.

Valet d* Amphitryon?

SOSIE

D'Amphitryon, de lui.

MERCURE

Ton nom est...

SOSIE

Sosie.

MERCURE

Heu! comment?

SOSIE

Sosie.

MERCURE

Écoute :

Sais-tu que de ma main je t'assomme aujourd'hui?

SOSIE

Pourquoi ? De quelle rage est ton âme saisie ?

MERCURE

Qui te donne, dis-moi, cette témérité»

De prendre le- nom de Sosie?

SOSIE

Moi, je ne le prends point, je l'ai toujours porté.

MERCURE

0 le mensonge horrible, et l'impudence extrême ! Tu m'oses soutenir que Sosie est ton nom?

«OSIB.

Fort bien ; je le soutiens, par la grande raison Qu'ainsi l'a fait des dieux la puissance suprême ; Et qu'il n'est pas en moi de pouToir dire non. Et d'être un autre que moi-même.

MERCURE

Mille coups de bâton doivent être le prix D'une pareille effronterie.

SOSIE, batta par Mercore.

Justice, citoyens I Au secours! je tous prie.

MERCURE

Comment, bourreau, tu fais des cris !

SOSIE

De mille coups tu me meurtris Et tu ne veux pas que je crie ?

MERCURE

C'est ainsi que mon bras...

SOSIE

L'action ne vaut rien.

Tu triomphes de l'avantage

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