‹ ŒuvresChapitre 82 sur 599 · ACTE II, SCÈ.^E III · texte numérisé non relu

ACTE II, SCÈ.^E III

C'est le moins qu'on doit voir ; et les choses peut-être

Pourront n'en pas là demeurer.

Le déshonneur est sûr, mon malheur m'est visible , £t mon amour en vain voudrait me l'obscurcir; Hais le détail encor ne m'en est pas sensible , £t mon juste courroux prétend s'en éclaircir. Votre frère déjà peut hautement répondre Que, jusqu'à ce matin, je ne l'ai point quitté : Je m'en vais le chercher, afin de vous confondre Sur ce retour qui m'est faussement imputé. Après, nous percerons jusqu'au fond d'un mystère

Jusques à présent inouï; £t, dans les mouvements d'une juste colère.

Malheur à qui m'aura trahi !

SOSIE

Monsieur...

AMPHITRYON

Ne m'accompagne pas, £t demeure ici pour m attendre. .

CLÉ.4NTIIIS, à Alcmène.

Faut-il...?

ALCMÈNE

Je ne puis rien entendre :

Laisse-moi seule, et ne suis point mes pas.

Page 1