‹ uvres oratoires de Bossuet (volume 2)Chapitre 2 sur 397 · VIII AVERTISSEMENT · texte numérisé non relu

VIII AVERTISSEMENT

temps de Deforis, mais dont V attribution à Bossuet est garantie par les renvois qu^il a faits à ces discours dans des œuvres plus récentes.

Im gravure placée en tête de ce volume reproduit eu partie Je plan de la ville de Metz, gravé par Gomhoust vers 1660. On y peut voir les églises où Bossuet se fit entendre dans la cité lorraine^.

Paris, le 15 juin 1914.

C'ii. Urbain et E. Levesque.

1 . Cf. en particulier : 1 , la cathùdrale, et à côté, 46, Févêché : 45, Saint-Gorgon ; un peu plu.s bas, 28, la Trinité: 33. Sainte-Croix, et à côté, sur la gauche, la Propagation de la Foi ; à côté du n" 47, temple protestant, au n" 21 (coté par erreur 12), le Petit-Clairvaux ; au-dessus, 22, les

Dominicaines; 43, Saint-Gingoulph, et à côté, 12, l'abbaye de Sainte- Glossinde; au-dessus, la citadelle et, 46. sou église Saint-Jean : plus bas, 41, Saint-Siniplice, non loin de la Seille. Dans le haut. >i. l'abbaye de Saint-Arnould.

l'orii L'ANNONCIATION DE LA SAINTE \'IERGE.

A Metz, Kn").

Dfforih. n'a pas cionuc i-e scrnu)ii scparéiiK-ut. Ka voici la raison : « Nous avions pour la même matière deux sermons absolument semblables, et pour le plan, et pour le fond des preuves. .Vo»s aron.>î trausporté de Vtni à Vuiitre Ie:i morceaux qui pouvaient cotttenir des c/ioses nouceUe^, mis en variante les ditïérences qui pouvaient s'y rencontrer ; et du lout fonuc un seul sermon, pour ériter les répétitions » ! (Tome VI, p. 37.) \'oilà la méthode dans toute sa naïveté. Nous en retrouverons des applications en d'autres circonstances, où le bon bénédictin ne nous avertira plus, sans doute pour ériler les répétitions. Lâchât a le premier puiilié le texte du manuscrit ' ; mais il a oublié le sommaire (f. 67).

Sommaire : Benedicta tu in mtdieribus.

T,.i promesse de notre salut aussi ancienne que la sentence de notre mort (p. 1) .

.Emula operatione (p. 3, 3, i) .

Double fécondité : par la nature, {jar la charité ; toutes deux à Marie (p. 5, 6).

Multa ex TertuUiano-, de Inrarnatioue ; — ex Eucherio Luyduneitsi, de Maria ; — de Pseniteutia : La pénitence renverse Ninive (P- 10).

Aa/.ojij.îv (TO'iiav Hîoo Èv ;j.'jjtt,c'.(u, TT,v à— o/.î"/.p'j;jL;jL£'/T,v, t,v — ootopijîv 0 Heoî — pô Tiov aliôvcov £'.; ôo;av t,;j.wv t,v

iV-oi-/.£v. ' (1 Cor.. II, 7, 8.)

Vocarit iiomen uxoris suse Heva, en

(jiiDd imiter esset c\iiictoru)n vivcntiiim. ((".en.. III, -211.) Heiu'dtrlii lu iii iniilicribus.

(Luc.. I. •?'.».)

C'est un trait nierveilknix de miséricorde, que la i>roinesse de notre salut se trouve pres(jue aussi ancienne que la sentence de notre mort, et (ju'un même jour ait

I. M-. fr. 1-2.S-2.'). '.10- '.!."). Iti-f°. ^^an> 2. La p. 10<hi in.<.e«t couverted'ex-

niarjre. traits ries Pei-es. Yi.ir pins loin. p. 1.'».

ïH'rmon» de lîo>>net. — II. '

été témoin de la chute de nos premiers pères et du rétablissement de leur espérance. Nous voyons en la Genèse, chapitre m, que Dieu, en nous condamnant à la servitude, nous promet en même temps le Libérateur ; en prononçant la malédiction contre nous, il prédit au serpent, qui nous a trompés, que sa tête sera brisée, c'est-à-dire que son empire sera renversé et que nous serons délivrés de sa tyrannie ; les menaces et les promesses se touchent, la lumière de la faveur nous paraît dans le feu même de la colère, afin que nous entendions. Chrétiens, que Dieu se fâche contre nous ainsi qu'un bon père, qui, dans les sentiments les plus vifs d'une juste indignation, ne peut oublier ses miséricordes ni retenir les effets de sa tendresse. Bien plus, ô incomparable bonté ! Adam même, qui nous a perdus, et Eve, qui est la source de notre misère, nous sont représentés dans les saintes Lettres comme des images vivantes des mystères qui nous sanctifient : Jésus-Christ ne dédaigne pas de s'appeler le nouvel Adam ^ ; Marie, sa divine Mère, est la nouvelle Eve ^ ; et par un secret ineffable nous voyons notre réparation figurée même dans les auteurs de notre ruine.

C'est sans doute dans cette pensée que saint Épiphane a considéré le passage de la Genèse que j'ai allégué pour mon texte. Ce grand homme a remarqué doctement au livre ITI des Hérésies (hérésie LViii), que c'est après la condamnation qu'Eve est appelée « Mère des vivants ». Qu^ est-ce à dire, ceci? dit saint Épiphane. FAle n'avait pas ce beau nom, lorsqu'elle était encore dans le paradis; et on commence à l'appeler Mère des vivants après qu'elle a été condamnée à n'engendrer plus que des morts. Qui ne voit qu'il y a ici du mystère? Et c'est ce qui fait dire à ce grand évêque qu'elle est nommée ainsi en énigme, et comme figure de la sainte Vierge, qui est la vraie Mère de tous les vivants, c'est-à-dire de tous les fidèles auxquels son enfantement a rendu la vie.

[P. 2J Chrétiens, enfants de Marie, je vous prêche aujourd'hui l'accomplissement de cette excellente figure. Cette haute dignité de Mère de Dieu a des grandeurs

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