Sermon perdu, dans la deuxiè- plus loin par les éditeurs
me .semaine du Carême du Louvre 10. Bien que remaniée (première
(le mercredi). Cf. le sermon sur rJr- rédaction: Vous n'étiez fort...),
deur de la pénitence., t.I V, p. 323, 324. cette phrase est peut-être remplacée
6. On rentre ici dans la rédaction par celle qu'on vient de lire (addiprimitive, à laquelle Bossuet nous tion marginale).
fort alors que par une téméraire confiance en luimême ^ ; aujourd'hui qu'il est fort par le Saint-Esprit, écoutez quelles paroles ce divin Esprit met dans sa bouche : Nous vous prêclions Jésus de Nazareth^ etc. Sache donc toute la maison d'Israël, que le Dieu de nos pères a ressuscité et qu'il a fait asseoir à sa droite ce Jésus que vous avez crucifié ^ : car Pilote, ajoute-t-il, Va voulu sauver, rayant jugé innocent ; m(ns c'est vous qui Pavez mis en croix ^. Et voyez comme il exagère'* leur crime : Vous «i^e^ renié le Saint et le Juste, et vous avez demandé la grâce d'un voleur et d'un meurtrier, et vous avez fait mourir l'auteur de la vie". Quelle force ! quelle véhémence ! Car que peut-on imaginer de plus fort pour confondre leur ingratitude, que de leur remettre devant [p. 8] les yeux toute l'horreur de cette injustice, d'avoir conservé la vie à Barabbas, qui l'ôtait aux autres par ses homicides, et tout ensemble de l'avoir ravie ^ à Jésus qui l'offrait à tous par sa grâce? Non, mes Frères, ce n'est pas un homme qui parle, c'est le Saint-Esprit habitant en lui qui convainc le monde de péché, parce qu'il n'a pas cru en Jésus-Christ. Mais voyons passer les apôtres des discours aux actions, du témoignage de la parole au témoignage des œuvres et du sang. Sans fierté ^, sans emportement, sans ces violents efforts que fait une âme étonnée, mais qui s'excite par force ; comme des hommes qui sentent la force de la vérité, qui se soutient de son propre poids: Ihant gaudentes ^ : quel est ce nouveau sujet de joie dans une si cruelle persécution? De ce qu'on les avait jugés dignes ; de quelle récompense, ou de quelle gloire ? dignes d'être maltraités et battus de verges pour le saint nom de Jésus ! On les cite encore une fois devant ^ le conseil des pontifes, on les met en prison, on les bat de verge [s] ^^ par main de bourreau avec cruauté et ignominie ; on leur défend, sur de grandes peines, de ne plus