Apoc. xrv. .") fi. Ihhi
DE MARIE-TÉRÈSE d'aUTRICHE. 187
lem, et mon nouveau nom^. Ces noms, comme la suite le fera paraître, signifient une foi vive dans l'intérieur, les pratiques extérieures de la piété dans les saintes observances de l'Église, et la fréquentation des saints sacrements : trois moyens de conserver l'innocence, et l'abrégé de la vie de notre sainte princesse^. C'est ce que vous verrez écrit sur la colonne, et vous lirez dans son inscription les causes de sa fermeté. Et d'abord : J'y écrirai, dit-il, le nom de mon Dieu, en lui inspirant une foi vive. C'est, Messieurs, par une telle foi que le nom de Dieu est gravé profondément dans nos cœurs. Une foi vive est le fondement de la stabilité que nous admirons : car d'où viennent nos inconstances, si ce n'est de notre foi chancelante? Parce que ce fondement est mal affermi, nous craignons de bâtir dessus, et nous marchons d'un pas douteux dans le chemin de la vertu. La foi seule a de quoi fixer l'esprit vacillant: car écoutez les qualités que saint Paul lui donne ^ : Fides sperandarum suhstantia rerum : ha foi, dit-il, est une substance, y> un solide fondement, un ferme soutien. Mais de quoi ? De ce qui se voit dans le monde * ? Comment donner une consistance, ou, pour parler avec saint Paul, une substance et un corps à cette ombre fugitive? La foi est donc un soutien, mais des choses « qu'on doit espérer. » Et quoi encore? « Argumentum non apparentium : C'est une pleine conviction de ce qui ne paraît pas. » La foi doit avoir en elle la conviction. Vous ne l'avez pas, direz-vous : j'en sais la cause ; c'est que vous craignez de l'avoir, au lieu de la demander à Dieu, qui la donne. C'est pourquoi tout tombe en ruine dans vos mœurs, et vos sens trop décisifs emportent si facilement votre raison incertaine et irrésolue. Et que veut dire cette conviction dont parle l'Apôtre, si ce n'est, comme il dit ailleurs'^, une soumission de Viiiteïligence entièrement captivée sous l'autorité d'un Dieu qui parle? Considérez la pieuse reine devant les autels;