‹ Œuvres oratoires de BossuetChapitre 141 sur 538 · Apoc.,111, 3. des trop justes griefs de réponse · texte numérisé non relu

Apoc.,111, 3. des trop justes griefs de réponse

2. Cette réflexion se serait justi- longtemps trahie, fiéeaubesoinparlaseuleconsolation 8. Luc., xviT. 2(i, 27, 2?^. que la naissance d'un petit-fils 4. Ezech.. vu, 2. venait de donner à la Reine ; mais 5. Ihid.^ 23.

elle comprenait avissi la cessation

fructueux qui n'est plus bon que jx)ur le feu : « Coupez Varbre, arrachez ses branches, secouez ses feuilles, abattez ses fruits ^ : périsse par un seul coup tout ce qu'il avait avec lui-même ! Alors s'élèveront des frayeurs mortelles, et des grincements de dents, préludes de ceux de l'enfer. Ha! mes Frères, n'attendons pas ce coup terrible ! Le glaive qui a tranché les jours de la Reine est encore levé sur nos têtes ; nos péchés en ont affilé le tranchant fatal. Le glaive que je tiens en main, dit le Seigneur notre Dieu, est aiguisé et poli : il est aiguisé, afin quHl perce; il est poli et limé, afin qicil brille^. Tout l'univers en voit le brillant éclat. Glaive du Seigneur, quel coup vous venez de faire ! Toute la terre en est étonnée. Mais que nous sert ce brillant qui nous étonne, si nous ne prévenons le coup qui tranche^? Prévenons-le, Chrétiens, par la pénitence. Qui pourrait n'être pas ému à ce spectacle? Mais ces émotions d'un jour, qu'opèrent -elles? Un dernier endurcissement, parce qu'à force d'être touché inutilement, on ne se laisse plus toucher d'aucun objet. Le sommes-nous des maux de la Hongrie et de l'Autriche ravagées^? Leurs habitants passés au fîl de l'épée, et ce sont encore les plus heureux : la captivité entraîne bien d'autres maux et pour le corps et pour l'âme ; ces habitants désolés, ne sont-ce pas des chrétiens et des catholiques, nos frères, nos propres membres, enfants de la même Église, et nourris à la même table du pain de vie ? Dieu accomplit sa parole : Le jugement commence par sa maison ^, et le reste de la maison ne tremble pas ! Chrétiens, laissezvous fléchir, faites pénitence, apaisez Dieu par vos larmes. Lcoutez la pieuse reine, qui parle plus haut que tous les prédicateurs. Écoutez-la, Princes; écoutez-la. Peuples ; écoutez-la. Monseigneur, plus que tous les autres. Elle vous dit par ma bouche et par une \oix qui vous est connue, que la grandeur est un songe, la joie une erreur, la jeunesse une fleur qui tombe, et la santé un nom trompeur. Amassez donc les biens qu'on

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