‹ Œuvres oratoires de BossuetChapitre 238 sur 538 · Hebr., xi, 10. dies, notamment en 167G. (( Mme la · texte numérisé non relu

Hebr., xi, 10. dies, notamment en 167G. (( Mme la

3. Édit. de 1689-16119, 1741, etc.: chancelière Le Tellier » ne mourut trouver. qu'en 1698, à 90 ans. Elle était dame

chère et plus précieuse partie d'elle-même ; tantôt elle rentre auprès du malade, non par faiblesse, mais, ditelle, pour apprendre à mourir, et profiter de cet exemple. L'heureux vieillard jouit jusqu'à la fin des tendresses de sa famille, où il ne voit rien de faible ; mais pendant qu'il en goûte la reconnaissance, comme un autre Abraham il la sacrifie, et en l'invitant à s'éloigner : Je veux, dit-il, m^arracher jusqu^aux moindres vestiges de Vhumanité. Reconnaissez-vous un chrétien qui achève son sacrifice, qui fait le dernier effort afin de rompre tous les liens de la chair et du sang, et ne tient plus à la terre? Ainsi, parmi les souffrances et dans les approches de la Mort, s'épure comme dans un feu l'âme chrétienne. Ainsi elle se dépouille de ce qu'il y a de terrestre et de trop sensible, même dans les affections les plus innocentes. Telles sont les grâces qu'on trouve à la mort. Mais qu'on ne s'y trompe pas, c'est quand on l'a souvent méditée, quand on s'y est longtemps préparé par de bonnes œuvres : autrement la mort porte en elle-même ou l'insensibilité, ou un secret désespoir, ou, dans ses justes frayeurs, l'image d'une pénitence trompeuse, et enfin un trouble fatal à la piété. Mais voici, dans la perfection de la charité, la consommation de l'œuvre de Dieu. Un peu après, parmi ses langueurs, et percé de douleurs aiguës, le courageux vieillard se lève, et, les bras en haut, après avoir demandé la persévérance : Je ne désire point, dit-il, la fin de mes peines, mais je désire de voir Dieu. Que vois"je ici, Chrétiens? La foi véritable, qui, d'un côté, ne se lasse pas de souffrir: vrai caractère d'un chrétien; et, de l'autre, ne cherche plus qu'à se développer de ses ténèbres, et, en. dissipant le nuage, se changer ^ en pure lumière et en claire vision. O moment heureux où nous sortirons des ombres et des énigmes ^ pour voir la vérité manifeste ! Courons-y,

de La Ferté-Gaucher, dans le dio- de fête. Elle fut, en 16!>7, marraine

cèse de Bossnet. Elle est mentionnée d'une cloche dont Bosauet fut

dans le Journal des Viitites du pré- parrain par procureur.

lat, comme ayant, en nîOO, donné 1. L'omission de la préposition

son consentement pour qu'on avan- avant le second verbe était très

çât de vingt-quatre heures les usitée.

marchés qui tomberaient un jour 2. I Cor., x ni, 12.

mes Frères, avec ardeur ; hâtons-nous de purifier notre cœur, afin de voir Dieu \ selon la promesse de l'Évangile. Là est le terme du voyage ; là se finissent les gémissements; là s'achève le travail^ de la Foi, quand elle va, pour ainsi dire, enfanter la vue. Heureux moment, encore une fois, qui ne te désire pas, n'est pas chrétien ! Après que ce pieux désir est formé par le Saint-Esprit dans le cœur de ce vieillard plein de foi, que reste-t-il. Chrétiens, sinon qu'il aille jouir de l'objet qu'il aime? Enfin, prêt à rendre l'âme : Je rends grâces h Dieu, dit-il, de voir défaiUir mon corps devant ^ mon esprit. Touché d'un si grand bienfait et ravi de pouvoir pousser ses reconnaissances jusques au dernier soupir, il conmiença l'hymne des divines miséricordes : c( Misericordias Domini in œternum cantaho *; Je chanterai, dit-il, éternellement les miséricordes du Seigneur. » Il expire en disant ces mots, et il continue avec les anges le sacré cantique.

Reconnaissez maintenant que sa perpétuelle moiîération venait d'un cœur détaché de l'amour du monde, et réjouissez-vous en Notre-Seigneur de ce que, riche, il a mérité les grâces et la récompense de la pauvreté. Quand je considère attentivement dans l'Évangile la parabole, ou plutôt l'histoire du mauvais riche, et que je vois de quelle sorte Jésus-Christ y parle des fortunés de la terre, il me semble d'abord qu'il ne leur laisse aucune espérance au siècle futur. Lazare, pauvre et couvert d'ulcères, est porté par les anges au sein d'' Abraham, pendant que le riche toujours heureux dans cette vie est enseveli dans les enfers ^. Voilà un traitement bien différent que Dieu fait à l'un et à l'autre. Mais comment est-ce que le Fils de Dieu nous en explique la cause? he riche, dit-il, a reçu ses hiens^ et le pauvre ses maux dans cette vie ^. Et de là quelle conséquence? Écoutez, riches, et tremblez : Ei maintenant, poursuit-il, Vun reçoit sa consolation, et Vautre son juste supplice'^. Terrible distinction! funeste par-

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