Matth.. xviiT, 22. 2. Ibid., xii
tion et en joie ; et, au lieu de regarder sa bonté comme un titre pour l'offenser plus facilement, regardez-la comme un motif le plus pressant pour enflammer votre amour ; afin que, passant vos jours dans les consolations qui accompagnent la rémission des péchés, vous arriviez au bienheureux séjour, d'où le péché et les larmes seront éternellement bannies : c'est la grâce que je vous souhaite avec la bénédiction du Père, du Fils et du Saint- Esprit. Ainsi soit-il.
ESQUISSE D'UN SERMON
A Meaux, vers 1692.
Telle est la date que nous avons proposée dans l'Histoire critique de la Prédication de Bossuet. Elle n'est pas absolument certaine : les indications fournies par l'écriture i ne sont plus aussi nettes dans cette dernière partie de La vie de l'évêque de Meaux, et l'orthographe n'a plus de variations significatives. Mais elle nous paraît de plus en plus probable. Le Journal des Visites pastorales nous montre à la même époque Bossuet préoccupé de pensées semblables à celles qu'on va lire. Le mardi de Pâques (8 avril 1692), après avoir prêché le matin sur l'évangile du jour, il prononce le soir un sermon, maintenant perdu, « sur la nécessité d'imiter Jésus-Christ dans ses souffrances pour avoir part à sa gloire 2. » C'était à La Ferté-Gaucher. Mais il avait célébré, selon son habitude, la fête de Pâques dans sa cathédrale.
O stulti et tardi corde ad credendum in omnibus quse locuti sunt prophetae!
Nonne hsec oportuit pati Christurut et ita intrare in gloriam suam ?
(Luc, XXIV, 25, 26.)
Cette vérité combien inculquée par l'Église dans ce saint temps. Cet évangile se lira de [main]. Mardi, l'évangile [selon saint] Luc^, à la fin : Quoniam sic... oportehat Christum pati^. Et le mercredi, dans l'épître: Deus autem, quœ prœnuntîavit... pati Christum suum, [sic implevit ^1 . — Quoi donc! encore la Passion? — Oui, la Passion, mais comme chemin à la gloire. Trois vérités : 1*^ passer par la croix ; 2° en quoi consiste cette croix ; 3° les moyens.