‹ Œuvres oratoires de BossuetChapitre 344 sur 538 · N. — Édit. : je m'en vais à mon fois plus perdus · texte numérisé non relu

N. — Édit. : je m'en vais à mon fois plus perdus

Père. — Mais plus loin, ils diront 13. A, L : dites donc avec lui. —

comme nous : Je vais... Et le texte en variante.

6. Yar. : Le monde en lui-même. 14. N: les âmes mercenaires. —

7. A, L : sans même savoir en le Mot interpolé par mégarde, emprunquittant s'ils trouveraient une autre té à l'explication qui suit immédiademeure où... — Et le texte en tement.

variante. 15. N : et le font. — Le relatif a

8. Var. : de son père. A : dans la peut-être été accidentellement omis, maison paternelle, dans la maison II peut aussi avoir été ajouté par de son père. les éditeurs du XVIII* siècle. Au

9. N : en s'éloignant. — On peut temps de Bossuet, on se dispensait supposer ici un lapsus. quelquefois de le répéter.

par quelque espèce d'intérêt, ne laissent pas de trouver dans sa maison un commencement d'abondance ; combien donc^ en trouveront ceux qui sont parfaits, et qui le servent par un pur amour ! Allez donc, marchez. Quand le monde serait aussi beau qu'il s'en vante, et qu'il le paraît à vos sens^, il le faudrait quitter pour une plus grande beauté, pour celle de Dieu et de son royaume. Mais maintenant ce n'est rien, et^ vous hésitez; et vous dites toujours : J'irai, je me lèverai, je retournerai à mon Père ; sans jamais dire * : Je vais ^ !

Mais, enfin, supposons *^ que vous partiez ; vous voilà dans la maison paternelle. Attiré par les sensibles douceurs d'une conversion naissante, vous y demeurez ^ : c'est le veau gras qu'on vous y a donné d'abord ; c'est la musique qu'on fait retentir dans toute la maison ^ à votre retour. Voulez-vous donc demeurer dans cet état agréable, et y attacher votre cœur? Non, non, marchez ^, avancez : recevez ce que Dieu vous donne, mais élevez-vous plus haut, à la croix, à la souffrance, aux délaissements de Jésus-Christ, à la sécheresse qui lui a fait dire : J^ai soif ^° ; où néanmoins il ne reçoit ^^ encore que du vinaigre.

Eh bien î me voilà donc arrivé ; j 'ai passé par les épreuves, et Dieu m'a donné la persévérance : je n'ai donc ^^ qu'à m'arrêter. — Non, marchez toujours. Êtes-vous plus avancé qu'un saint Paul ^^, qui avait bu tant de fois le calice de la Passion de son Sauveur ^* ? Écoutez néanmoins ^^ comme il parle, ou plutôt considérez comme il agit. Il dit aux Philippiens : Mes Frères, je ne croîs pas être arrivé ^^. Eh quoi ! grand Apôtre,

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