‹ Œuvres oratoires de BossuetChapitre 384 sur 538 · Philip., iv, 8. qui venait aussi d'être cité. Là, saint · texte numérisé non relu

Philip., iv, 8. qui venait aussi d'être cité. Là, saint

5. FmH(fe signifiait, et devrait si- Luc raconte la mission des soixanteguifier encore nourriture en général. douze disciples.

DE m'"'' corn l au. 539

pour votre perfection. Qu'elle vous mette dans cette situation, qu'elle vous destine à cet emploi ou à un autre, soyez indifférente à tout, et obéissez à l'aveuo^le à tout ce qu'elle vous ordonnera, et sans réserve.

Voilà, ma Fille, toutes les obligations de î'état que vous avez embrassé, que l'Évangile vous a parfaitement expliquées; c'est ce que Jésus-Christ exige de votre reconnaissance. Et vous en peut-il trop demander après les miséricordes qu'il vous a faites, et la grâce qu'il vient de vous accorder, pour laquelle il y a si longtemps que vous soupiriez? Je suis témoin de vos désirs dans l'attente de ce bonheur, dont enfin vous jouissez. Combien avez-vous gémi, poussé de vœux et versé de larmes devant Dieu, pendant tant d'années, pour l'obtenir! Je veillais sur vous cependant, et j'observais les mouvements de votre cœur, attendant les moments où l'Epoux céleste se déclarerait : car, quoique déjà séparée du monde et vivant dans une sainte communauté \ je vous voyais toujours attirée à quelque chose de plus parfait. De cette vallée, je vous ai conduite sur une sainte montagne ^, où vous croyiez trouver l'accomplissement de vos désirs. Quelles consolations et quelles douceurs ne vous ai-je pas vue goûter, et quels charmes ne trouviezvous pas dans ce saint monastère de Jouarre, et enfin combien d'agréments avait-il pour vous! Vous pensiez, ma Fille, que c'était là le lieu où le Seigneur vous voulait. Mais non, il y a une prédestination de lieu et de personnes qu'il destine à notre bien et à notre bonheur ; il vous appelait dans le saint monastère où vous êtes, où vous avez enfin consommé votre sacrifice, sous la conduite d'une si digne supérieure ^, entre les mains de laquelle je vous ai laissée, vous ayant confiée à ses soins, dont je lui demanderai compte au dernier jour. Ainsi ^lle vous instruira, elle exercera envers vous la charité d'une véritable mère, pour vous élever à la perfection de votre état.

Vous n'avez donc plus, ma Fille, qu'une seule affaire et qu'une unique occupation, qui est de vous rendre

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