‹ Œuvres philosophiques d' Arnauld, comprenant les Objections contre les Méditations de Descartes, La logique de Port-Royal, le traité Des vraies et des fausses idées et des notes et une introductionChapitre 139 sur 257 · Donc, si nul mouvement de la matière n^est une pensée · texte numérisé non relu

Donc, si nul mouvement de la matière n^est une pensée

Nul sentiment de douleur n^est un mouvement de la matière* Cesare.

10. Donc, si le sentiment de douleur n^est pas agréable, Quelque pensée n'est pas agréable, Felapton.

11. Donc, si quelque sentiment de douleur n^est pas volontaire, Quelque pensée n^est pas volontaire. Bocardo.

On pourrait tirer encore quelques autres conclusions conditionnelles de cette maxime générale : Tout sentiment de douleur est une pensée; mais comme elles seraient peu naturelles, elles ne méritent pas d'être rapportées.

De celles qu'on a tirées, il y en a qui comprennent la mineure, outre la conclusion; savoir, la l"^*, 2«, 7«, 8®, et d'autres la majeure; savoir, la 3», 4«, 5«, 6«, 9«, 10®, 11®.

On peut de môme remarquer les diverses conclusions conditionnelles, qui peuvent se tirer d'une proposition générale négative ; soit, par exemple, celle-ci :

Nulle matière ne pense,

1. Donc, si toute âme de bête est matière, Nulle âme de bête ne pense, Gelarent.

2. Donc, si quelque partie de Vhomme est matière. Quelque partie de Vhomme ne pense point, Ferio.

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