‹ Œuvres philosophiques de Antoine Arnauld;Chapitre 105 sur 159 · CHAPITRE XXIV · texte numérisé non relu

CHAPITRE XXIV

Conclusions des raisons de cet auteur contre la clarté de l'Idée de Tâme. D'où vient qu'il ne l'a pu trouver dans lui-même.

Je crois n'avoir omis aucune des raisons de cet auteur contre la clarté de l'idée de l'Ame. Je ne sais s'il sera satisfait de ce que j'ai dit pour montrer qu'elles n'ont rien de solide ; car il parait, par la manière dont il les conclut, qu'il n'a point douté que tout le monde n'en dût être entièrement convaincu.

« Je ne m'arrête pas, dit-il, à prouver plus au long que « l'on ne connaît point l'âme ni ses modifications par des « idées claires. De quelque côté qu'on se considère soi- « même , on le reconnaît suffisamment : et je n'ajoute ceci à « ce que j'en avais déjà dit dans la Becherche de la Vérité, que a parce que quelques cartésiens y avaient trouvé à redipe.Si « cela ne les satisfait pas , j*attendrai qu'ils me fassent recon- « naître cette idée claire que je n'ai pu trouver en moi , quel* « que effort que j'aie fait pour la découvrir. »

Il n'est pas surprenant qu'après avoir attaché la notion d'une idée claire à tant de conditions, comme nous avons vu dans tout l'article précédent, il n'ait pu trouver en lui-même une idée claire de l'âme qu'il voulait qui fût conforme à la définition qu'il en avait donnée. C'est par la même raison que

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