‹ Œuvres; poésie, poèmes en proseChapitre 12 sur 59 · PAYSAGE · texte numérisé non relu

PAYSAGE

Tandis que splendide et bizarre Un seul coin étoile des cieux Est un écran de métal rare Piqué de fleurons précieux ;

Et comme une noble orchidée Sur un sol pur de viles fleurs Dans l'esprit lavé de l'idée S'ouvre un rêve aux calmes couleurs.

L'HEU%E G%ISE

%A Grégoire Ia %sy'

v«/hI la tristesse langoureuse Du ciel vespéral de Paris, Tendu de pâle satin gris Ainsi qu'un boudoir d'amoureuse 1

De lumineux brouillards flottants \

Estompent l'angle des toitures,

Nul pli ne ride les tentures

Que suspend le frileux printemps.

l'heure grise 27

Et là-haut, sous la mousseline Du crépuscule, transparaît Un vaporeux soleil, discret Comme une veilleuse câline.

Sur le grouillement des trottoirs La nuit, douce et mièvre, se penche.

Comme une lente fille blanche Caressant des lévriers noirs.

Tandis qu'en moi croissent les ondes D'une énamourante langueur.

Dans l'ombre calme de mon cœur Il pleut des souvenirs de blondes.

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C%ÉTUSCULE TLUVIEUX

%yi *I(pdolphe 'Dar\ens.

JL ' E N N u I descend sur moi comme un brouillard d'automne due le soir épaissit de moment en moment, Un ennui lourd, accru mystérieusement, Qui m'opprime de nuit épaisse et monotone.

Pourtant nul glorieux amour ne m'a blessé, Et c'est sans regretter les heures envolées Que je revois au loin, vagues formes voilées, Mes souvenirs errants au jardin du passé.

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