LE TRESOR
LE T%ÉSO%
A Kpdolphe 'Dar^evs.
JLes claires heures des printemps Sont des gemmes qu'en leurs largesses Nous jettent des deux éclatants Les mains d'invisibles princesses.
Tous ces joyaux spirituels, Tombés des célestes Golcondes, Tiennent des bonheurs virtuels Cachés dans leurs clartés profondes.
Et cependant, c'est vainement Qp*eIIes viennent, les gemmes rares, Livrer leur resplendissement A nos doigts de mauvais avares.
Car nous entassons, jamais las De nos espérances subtiles, Pour un jour qui ne viendra pas Les belles perles inutiles.
Mon Dieu 1 mes mains d'en fouisseur Ont-elles fait quelque œuvre bonne?
Écoute 1 Un reproche obsesseur Dans les lents angélus résonne.
Tandis qu'éperdument j'attends L'éveil d'une impossible aurore.
Le trésor stérile du Temps S'avilit et se décolore.
Et je vis, n'ayant dans mon cœur
Qpe des souvenances banales
O perles qu'un mage moqueur Transforme en feuilles automnales!