ACTE I, SCÈNE VIÏÏ
lA GOHTESSE.
Vraiment , c'est bien à lui de me traiter de folle !
PETIT-lEAN.
( à Chicaneaa. )
Folle! Vous avez tort. Pourquoi Tinjurier?
CHICANEAU
On la conseille.
PETIT-IEAN
Oh!
LA GOHTESSE.
Oui , de me faire lier.
PETIT-JEAN
Oh^ monsieur!
CHICANEAU
Jusqu'au bout que ne m'écoute-trelle?
PETIT-JEAN
Oh^ madame!
LA COMTESSE
Qui? moi! souffrir qu'on me querelle?
CHICANEAU
Une crieuse !
PETIT-JEAN
Hé; paix!
LA COMTESSE
Un chicaneur!
PETIT-JEAN
Holà!
CmCANEAU.
Qui n'ose plus plaider !
, Que t'importe cela?
Qu'est-ce qui t'en revient, faussaire abominable. Brouillon, voleur?
CHICANEAU
Et bon , et bon, de par le diable :
Un sergent! un sergent!
LA COMTESSE
Un huissier! un huissier !
PETIT-JEAN; seul.
Ha foi y juge et plaideurs y il faudrait tout lier ^ .
' On ne peut terminer nn acte d'une manière plus vive. Maiheareuaement cette querelle si plaisante ne tient point à l'action , et n'a point de suite. (G.) — L'auteur de la note avait oublié que cette querelle remplit une partie du second acte.