‹ Œuvres poétiques de J. RacineChapitre 27 sur 326 · ACTE II, SCÈNE IV · texte numérisé non relu

ACTE II, SCÈNE IV

CHIC ANE AU

Oh I tu me romps la tèie.

Tiens j voilà ton paiement.

L^lNTIâlÉ.

Un soufflet I Écrivons.

Lequel Hiérome, après pluneurs réhelli<m$, Aurait atteint , frappé y moi sergent , à la joue , Et fait tomber, d'un coup, mon chapeau dans la boue.

GHIGANEAU y loi donnant un covp de pied.

Ajoute cela.

L'UfTIMÉ.

Bon : c'est de l'argent ccmiptant; J'en avais bien besoin. Et, de ce non content. Aurait avec le pied réitéré. Courage !* Outre plus, le susdit serait venu, de rage, Pour lacérer ledit présetUprocés^erbal.

Allons^ mon cher monsieur^ cela ne va pas mal. Ne vous reUchez. point. •

CHICANEAU

Coquin !

l'intimé.

Ne vous déplaise ,

Quelques coups de bâton, et je suis à mon aise.

GHICANEAU, tenant un bftton.

0ui-dà : j« verrai bien s'U est sergent.

l'intimé , txk posture d'écrire.

Tôt donc , Frappez : j'ai quatre enfants à nourrir.

CHICANEAU

Ah ! pardon , Monsieur, pour un sergent je ne pouvais vous prendre ; Mais le plus habile homme enfin peut se méprendre. Je saurai réparer ce soupçon outrageant. Oui ^ vous êtes sergent, monsieur, et très-sergent.

Touchez là : vos pareils sont gens que je révère;

Et j'ai toujours été nourri par feu mon père

Dans la crainte dé Dieu^ monsieur^ et des sergents.

Non y à si bon marché Ton ne bat point les gens.

CHIGANEAU.

Monsieur^ point de procès!

l'intime.

Serviteur. Contumace, B&ton levé^ soufflet^ coup de pied. Âh !

CHIGANEAU.

De grèx^.

Rendez-les-moi plutôt.

l'intime.

Suffit qu'ils soient reçus,

Je ne les voudrais pas donner pour mille écus ^

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