‹ Œuvres poétiques de J. RacineChapitre 277 sur 326 · MONIME, PHARNACE, XIPHARÈS · texte numérisé non relu

MONIME, PHARNACE, XIPHARÈS

PHCEDTME.

PHŒDIHE.

Princes, toute la mer est de vaisseaux couverte*;

' Quel coup de ibéàtre! Quel changement dans la situation de tous les personnages ! Et c*est une confidente , avec un simple message , qui produit ce grand mouvement ! C'est ainsi que, dans Phèdre^ le message de PanopOy qui vient annoncer la mort de Thésée, fait prendre à la ef^ne une £aoe nouvelle. Ici, nous voyons deux frères et deux rivaux sur le point d'en venir aux mains ; Monime , prête à devenir la proie de Pbamace, ou la conquête de Xipbarès, lorsque,. tout à coup, Tarrivée, de Mitiiridate remet la reine sous le joug d'un vieux mari , et les deux frères sous l'autorité d'un père soupçonneux et cruel, qui, pour satisfaire sa jalousie et sa vengeance , compte pour rien la vie de ses femmes

430 MiTHRIDATE.

Et bientôt^ démentant le faux bruit de sa mort^ Mithridate lui-même arrive dans le port.

MONIME

Mithridate!

«XIPHARÈS

Mon père !

PHA&NAGE.

Ah I que viens-je d'entendre !

PHOBDIMB.

Quelques vaisseaux légers sont venus nous l'apprendre. C'est lui-même : et déjà, pressé^de son devoir^ Arbate loin du bord l'est allé recevoir.

XIPHAHÈS, à Moftimo.

Qu'avons-nous fait!

MONIMB, àXlphJtrès.

Adieu y prince. Quelle nouvelle!

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