‹ uvres poétiquesChapitre 70 sur 79 · RECIT DE LA NAÏADE · texte numérisé non relu

RECIT DE LA NAÏADE

Mais rien ne les irrite tant Oue de voir qu'on s'aille flattant En sa vaine perseuerance, Et qu'vn homme puisse espérer Par ses pleurs vne recompense Oue les Dieux n'osent désirer.

Réglez donc si bien vos souspirs, Que mesme en vos plus grands désirs Vostre cœur demeure insensible, Et cessant de vous enflammer, Si c'est quelque chose possible, Adorez les sans les aymer.

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