PETITS INGRATS. ICI
Pauvres enfants, de mon beau rêve Vous pouvez me faire déchoir !
On dira : « Ce n'était, en somme, Qu'un rimeur, à tort à travers; Mieux vaudrait nous laisser un homme Que ces dix volumes de vers.
Tous ces rimeurs, en vers, en prose.
Ils prennent des airs triomphants...
Celui-là ne fut pas grand'chose S'il ressemblait à ses enfants. .»
Vous ne voudrez pas, je l'espère, Rétifs, joueurs immodérés, Qu'on parle ainsi de votre père Et de ceux qu'il a vénérés.
Nous avons tous, en ce bas monde.
Petits et grands, dès le bercail, La même loi simple et féconde : Obéir, aimer le travail.
Travaillez ! des heures d'étude Ne perdez pas un seul instant ; Ce serait une ingratitude Pour celui qui vous aime tant.
Il faut que chacun se surmonte ; Quand je vous vois sots, négligents, Je ne puis pardonner sans honte Afême aux yeux les plus indulgents.
Mais il me semble qu'on raisonne Et qu'on sourit.... Petits ingrats !
Ne vous montrez plus à personne...
Venez vous cacher dans mes bras.