ILS SONT MA VIE
Je suis vieux et presque un aïeul ; Et, si la maison n'était pleine, Je me sentirais vivre à peine...
N'étant plus rien, si j'étais seul !
Je serais muet, mort peut-être ; Je n'aurais plus espoir ni foi, Si chez vous je ne voyais naître Ce que l'âge a détruit chez moi ;
Si, déjà, vos jeunes arbustes,
Sous mes baisers et sous mes pleurs,
Chargés de feuilles et de fleurs,
Ne poussaient des branches robustes ;