‹ Œuvres posthumes d'André Chénier, augmentées d'une notice historiqueChapitre 20 sur 99 · RAÏS · texte numérisé non relu

RAÏS

}e suis chère à Diane: elle me favorise.

DAPHHIS.

Vénus a des tiens qu'aucun pouvoir ne brise.

HAÏS

Diane saura bien me les &ire éviter.

Berger, retiens ta main... berger, crains ma colère.

DAPHHIS.

Quoi! tu veux fuir l'Amour? TAmour à qui jamais Le cœur d'une beauté ne pourra se soustraire?

HAÏS

Oui, je veux le braver... Ah!... Si je te suis chère... Berger..., retiens ta main..., laisse mon voile en paix.

DAPHHIS.

Toi-même, hélas! bientôt livreras ces attraits

A quelque autre berger bien moins digne de plaire.

, HAÏS

Beaucoup m'ont demandée ; et leurs désirs confus N'obtinrent, avant toi, qu'un refus pour salaire. DAPHHIS.

£t je ne dois comme eux attendre qu'un refus. •

HAÏS

Hélas ! l'hymen aussi n'est qu'une loi de peine : 11 n'apporte, dit-on, qu'ennuis et que douleurs.

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DA.PHITIS.

On ne te l'a dépeint que de fausses couleurs ; Les danses et les jeux : voîlà ce qu'il amène.

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