RAÏS
Mais, tes vœux écoutés, quel en serait le prix?
Tout: mes troupeaux, mes bois et ma belle prairie; Un jardin grand et riche, une maison jolie, Un bercail spacieux pour tes chères brebis; ËuBd, tu me diras ce qui pourra te plaire:
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lio IDYLLES.
Je jure de quitter tout pour te satts&ire ; Tout pour toi sera &it aussitôt qu'entrepris.
HAÏS
Mon père...
DAPHNIS
Oh! s'il n'est plus que lui qui te retienne, Il approuvera tout, dès qu'il saura mon nom.
HAÏS
QuelqueftMS il suffit que le nom seul préneone : Quel est ton oom ?
DAPHNIS
Daphnis; mon père est Palémon.
NAÏS
Il est vrai: la fiimille est égale à la mienne.
DAPHH IS.
Rien n'éloigne doue plus cette douce union.
HAIS
Montre-les moi ces bois qui seront mon partage.
DAPHBIS.
Viens : c'est à ces cyprès de leurs fleurs couronnés.
NAÏS
. Restez, chères brebis; restez sous cet ombrage.
DAPHNIS
Taureaux , paissez en paix : à celle qui m'engage Je vais montrer les biens qui lui sont destinés.
NAÏS
Satyre, que fais-tu? Quoi! ta mainese encore...
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IDYLLES. m
OAPHITIS.
Eh! laisse-moi toucher ces fruits délicieux... Et ce jeune duvet...
ITAÏS.
Berger..., au nom des Dîeui!...
Ah!... je tremble...
DAPHITIS.
Etpourquoi?<{uecrains-tu? Je t'adore.
Viens.
Skis.
Non; arrête... Vois, cet humide gazon Va souiller ma tunique; et je serais perdue:
Mon père le verrait.
DAPHHIS.
Sur la terre étendue, Saura te garantir cette épaisse toison,
HAÏS
Dieux! quel est ton dessein? Tu m'ôtes ma ceinture.
DAPHiriS.
C'est un don pour Vénus ; vois , son astre nous luit.
ITAÏS.
Attends...; si quelqu'unvient.. Ail! Dieux! j'en teodsdu bruit. DAPHNIS.
C'est ce bois qui de joie et s'agite et munnure.
maïs.
Tu déchires mon voile!... Où me cacher! hélas! Me voilà nue! oii fuir!
DAPHniS.
A ton amant unie.
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lia IDYLLES.
De plus riches habits couvriront tes appas.
HAÏS
Tu promets maintenant... Tu préviens mon envie; Bientôt à mes regrets tu m'abandonneras.
DAPHMIS.
Oh non, jamais!... Pourquoi, grands Dieux! ne puis-jcpai Te donner et mon sang, et mon âme, et ma vie !
ITAÏ5.
Ah!... Dapbnis! je me meurs... Apaise ton courroux:, Diane!
DAPHHIS.
Que crains-tu ? L'Amour sera pour nous.
NAÏS
Ah! méchant, (ju'as-tu fait?
DAPHiriS.
J'ai signé ma promesse.
HAÏS
J'entrai fille en ce bois, et chère à ma déesse.
DAPHITIS.
Tu vas en sortir femme, et cbère à ton époux.
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MNAZILE ET CHLOÉ.
CHLOE.
Fleoks, Bocage sonore, et mobiles Roseaux Ou murmure Zéphyr au murmure àes eaux!
Parlez : le beau Mnazile est-il Sous vos ombrages ? n visite souvent vos paisibles rivages.
Souvent j'écoute; et l'air qui gémît dans vos bois A mon oreille au loin vient apporter sa voix.
HITA-ZlLt.
Onde, mère des fleurs, naïade transparente, Qui pressez mollement cette enceinte odorante, Amenez-j C^loé, l'amour de mes regards!
Vos bords m'offrent souvent ses vestiges épars. Souvent ma bouche vient, sous vos sombres allées. Baiser l'hérite et les fleurs tjue ses pas ont fi)ulées. CHLOÉ.
Ob! s'il pouvait savoir quel amoureux ennui Me rend cher ce boc^e où je r£ve de lui!
PcQt-étre je devais d'un souris favorable Ij^nviter, Fengager à me trouver aimable^ Gbnm pofdmiTH. o
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ii4 IDYLLES.
MHAZILE.
Si, pour m'encourager , quelque dieu bienfaiteur Lui disait que son nom &it palpiter mon cœur! J'aurais dû l'inviter d'une voix douce et tendre A se laisser aimer, à m'aimer, à m'eutendre.