Poscia rivolsi gli occhi agli occhi belli
2. Pareami, che 1 suo viso ardesse tutto E gli occhi avea di letizia si pieni, Che passai mi convien senza costrutto.
{Paradiso, cant. xxni, terz. 22.)
cxxiv INTRODUCTION.
avec vigueur contre F avidité des successeurs qui l'ont remplacé sur le trône pontifical.
Béatrix accompagne ensuite Dante dans le neuvième ciel, où l'Essence divine est encore dérobée à sa vue par les neuf hiérarchies angéliques. La céleste beauté dont resplendit Béatrix, arrivée à cette région suprême, est décrite par le Poëte avec une ardeur qui montre assez à quel point son premier amour s'était profondément enraciné dans son âme. Ébloui par les magnificences qui l'entourent, Dante baigne ses paupières dans l'onde lumineuse d'un fleuve qui prend sa source au pied du trône de Dieu. Doué par là d'une force nouvelle , car « une lumière est là-haut qui rend visible le Créateur « à cette créature qui , dans sa vue seule, trouve sa paix, » il peut enfin contempler en face les gloires de l'Empyrée. Sur des millions de trônes , rangés en cercles infinis , sont assis les esprits bienheureux. Béatrix lui montre un trône vacant, lequel est préparé pour l'empereur Henri VII1.
Puis elle le quitte pour aller prendre place sur un des trônes, et de là , du haut de sa gloire impérissable , elle laisse tomber sur lui un doux et bienveillant sourire. C'est le dernier qu'elle accorde à ce qui est terrestre. Et désormais son regard se fixe vers la source de l'éternelle, clarté.
Saint Bernard montre alors au Poëte la Vierge Marie sur son trône , et les âmes des Bienheureux dont le nom est mentionné dans l'un ou l'autre des deux Testaments. Enfin , il est permis au Poëte de jeter un regard sur le plus grand des mystères, l'union hypostatique de la nature humaine et de l'Être divin confondus en la personne du Christ. 11 se trouve ainsi parvenu aux dernières limites du savoir que peut ambitionner l'intelligence humaine.
« Mais point n'auraient à cela suffi mes propres ailes, si mon « esprit n'eût été frappé d'un éclair par lequel s'accomplit son « désir. »
1. Dante compare l'Empyrée à une rose éternelle, du blanc le plus pur, dont les feuilles se disposent en cercle autour de ses pétales.