SCÈNE II
TALLIEN, senU
Hier bal, ce soir fête !
Ce torrent de plaisirs où je suis entraîné,
Ces valets dont je suis sans cesse environné. Tout accuse le piège où mon cœur, sans courage, Languit dans un amour pire qu'un esclavage. Moi, maître de Bordeaux, abdiquant mon pouvoir. Ne sachant plus agir et n'osant plus vouloir, Tribun efféminé, républicain infâme, Je m'endors lâchement dans les bras d'une femme ! Cette femme est marquise et je suis plébéien ! Sa beauté caressante ainsi que d'un lien, Pour la mieux endormir, enlace ma puissance. Mon sommeil leur vaut mieux que mon obéissance. Mais je brise mes fers, je sors, je cours partout Où la parole gronde, où la liberté bout, Retrouver mes amis, retremper mon courage... Puissé-je n'avoir pas désappris leur langage Et racheter bientôt par ma virilité Un moment de faiblesse et de servilité !
U va pour sortir et trouve la porte fermée. Lea domestiqneg accourent,