FRANÇOISE, ANTOINE
ANTOINÎS
Françoise, hâtç-toi ! La fête est terminée.
FRANÇOISE
Mais je n'ai pas cessé de toute la journée. Dis-moi! Monsieur Maxime a parlé?
ANTOINE
Je crois bien !
Très longtemps.
rRANÇOISE
Qu'a-t-il dit?
AMTOINE.
Ma foi ! je n'en sais rien, 11 a montré le ciel par un geste sublime. Tout le monde pleurait.
FRANÇOISE, l'arrêtant areo admiratioa derant le boste.
Ce bon monsieur Maxime I 11 devait être ému...
ANTOINE
Dame ! il l'était un peu.
FRANÇOISE
Antoine^ alors il a rétabli le bon DieuT
ANTOINE
Il ne s'appelle plus ainsi : l'Être suprême.
FRANÇOISE
Va, le nom n'y fait rien. C'est le bon Dieu quand même. Il n'en existe qu'un.
ANTOINE
Pardine! je le sais.
FRANÇOISE
Notre âme est immortelle !
ANTOINE
Eh bien! je m'en doutais.
FRANÇOISE
Tout de même, vois donc comme cela s'emmanr.he : La fête du bon Dieu se rencontre un dimanche.
ANTOINE
Mais non 1 C'est décadi I
FRANÇOISE
Dimanche et décadi!
Comme si tu disais douze heures à midi !
ANTOINE
Françoise I \
FRANÇOISE
Ehl
ANTOINE
Connais-tu qui c'est l'Être des êtres?
FRANÇOISE, après aToir réfléchi.
Non!... On nous donnera quelques bons petits prêtres.
D'abord, je n'aime pas la déesse Raison.
Nous avons habité dans la même maison !
Elle avait trois amants. C'est d'un mauvais exemple.
ANTOnO.
Bah ! trois adorateurs !
FRANÇOISE
Comme ça meuble un temple!
Fi donc!
(Aree mystère.)
J'ai bien envie, Antoine, de prier Un brin. Si tu voulais finir de balayer.
(Elle lui passe le balai et s'ageaoaiUe.} ANTOINE, mrfÔM.
Mais, qui travaille prie.
FRANÇOIS»
A chacun sa manière.
ANTOINK, ten.
Tiens ! Si je n'avais pas oublié ma prière...
Elle y va de bon cœur. Il me semble pourtant
Qu'en cherchant bien ! Tant pis ! je vais en faire autant.
(Il s'agenouille sans quitter le balai. Entrent Éléonore, Elisabeth et madame Duplay. Elles considèrent nn instant en silence Françoise et Antoine âge- Douilles.)