‹ uvres posthumesChapitre 36 sur 85 · COLLOT-D HERBOIS · texte numérisé non relu

COLLOT-D HERBOIS

En effet. Il serait Aisé de voir jusqu'où va cette ressemblance. J'ai gardé le mandat qu'il rédigea d'avance Et qu'il nous fit signer contre la Cabarrus.

(II prend dans un dossier un écrit qu'Q présente A Camot.) CARNOT.

C'est la même écriture I

BILLADD-VARENNES.

Ah ! je n'en doute plus.

(A Fonebé, grarement.)

U-on vu ce dossier aux mains de Robespierre?

132 ŒUVRES POSTHUMES DE GASTON CRÉMIEUX. FOUCHÉ, simplement.

II l'a gardé, je crois, une décade entière.

(Billaud-Varennes et Carnot se retirent en causant au second plan.) FOUCHÉ, à CoUot-d'Herbois.

N'ajoute plus un mot. Remets-moi ce mandat : Tallien le veut; hier il me le demanda.

gollot-d'herbois.

Cette liste est de toi?

FOUCHÉ, hypoeritemenU

Non!

collot-d'herbois.

Tu me la confies?

FOUCHÉ, avec mystère.

Garde l'original.

CD llot-d'herbois.

J'en ferai cent copies.

FOUCHÉ

Tout va bien! Le soupçon dans leur esprit semé, Fécondé par la crainte, aura vite germé.

collot-d'herbois, à ses collègaes.

N'avons-nous pas assez recueilli de symptômes Qui nous ont avertis du péril où nous sommes? 11 est tard cette nuit, pour en délibérer,

Et notre comité ne peut se séparer.

Passons à table ici quelques heures joyeuses Et renvoyons au jour les choses sérieuses.

(Un domestique parait.) UN DOMESTIQUE.

Le souper est servi.

collot-d'herbois.

Voici mes invités.

BILLAUD-VARENNES

Le souper calmera nos esprits agités.

((>)llot-d'Herbois serre la main de ses inrités qui entrent dan« la salle i manger brillamment éclairée. Parmi les invité* plusieurs jeunes femmes).

FOUCHÉ, à CoUot-d'Herbois.

As-tu soigné les vins? Ce point-là m'inquiète!

collot-d'herbois .

Ils sont tous capiteux. J'en réponds... sur ta tête

(Tous sortent, eicepté Barras et Tallien. Tallien s'assied accablé sur le sofa. Barras l'obserre et se rapproche de laL)

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