SCÈNE X
l'antre d'un CRITIQUE
M, Francisque Sarccy, vêtu de pantoufles et d'un coin de feu, et assis devant un harmonium Alexandre et*0^y laisse errer ses doigts sur cet instrument et improvise r élégie suivante.)
Puisque dans le théâtre
Le plus français Got n'est plus idolâtre
Du Dieu succès,
Qn'il va jouer le drame
A l'Ambigu, Ce qui cause à mon âme
Un mal aigu ;
Puisque, malgré son zèle
Et ses appas, La pauvre demoiselle
Royer n'est pas
Assez portée aux nues Tous les lundis.
Puisque des femmes nues Que je maudis
Au sein du ministère
Vont bafouer Celte sociétaire
Qu'il faut louer ;
Puisque Augier s'exile,
Puisque Hernani, Ce bandit imbécile,
N'a pas fini
De souffler, pitre obscène, Dans son vieux cor
Sur la première scène Qui soit encor ;
Puisque l'Alsace ingrate
N'a pas porté About, ce démocrate,
Pour député,
Semblable aux fleurs vermeilles
Qu'on voit pâlir, Je vais dans mes oreilles
M 'ensevelir l
(Il s* y ensevelit en effet), (Le décor change).