A AMAN JEAN
Vous m^avez pris dans un moment de calme familier Ou le masque devient comme enfantin comme à nouveau. Tel j'étais, moins la barbe et ce front de tête de veau Vers Tan quarante-huit, bébé rotond, en Montpellier
J'allais par des Peyroux, tranquillement, avec ma bonne, J*y faisais mille et des fortins de sable inexpugnables. Et des fossés remplis, mon Dieu, des eaux les moins potables, Suivant Texemple que Gargantua pompier nous donne. ••
PARIS
Paris n'a de beauté qu'en son histoire, Mais cette histoire est belle tellement !
La Seine est encaissée absurdement, Mais son vert clair à lui seul vaut la gloire.
Paris n'a de gai té que son bagout.
Mais ce bagout encor qu'assez immonde, Il fait le tour des langages du monde.
Salant un peu ce trop fade ragoût.
Paris n'a de sagesse que le sombre Flux de son peuple et de ses factions Alors qu'il fait des révolutions Avec l'Ordre embusqué dans la pénombre.
Paris n'a que sa Fille de charmant Laquelle n'est au prix de l'Exotique Que torts gentils et vice peu pratique Et ce quasi désintéressement.
PARIS 235
Paris n'a de bonté que sa légère Ivresse de désir et de plaisir Sans rien de trop que le vague désir De voir son plaisir égayer son frère.
Paris n'a rien de triste et de cruel Que le poète annuel ou chronique Crevant d'ennui sous Tœil d'une clinique Non loin du vieil ouvrier fraterneU
Vive Paris quand même et son histoire Et son bagout et sa Fille, naïf Produit d'un art pervers et primitif, Et meure son poète expiatoire I