‹ Œuvres posthumes, revues, corrigées et augmentéesChapitre 167 sur 318 · TIBÈRE, CNÉIUS · texte numérisé non relu

TIBÈRE, CNÉIUS

TIBÈRE

De vos froideurs , Cnéius , j'aurais lieu de me plaindre. A venir dans ma cour faut-il donc vous contraindre? Si d'un masque imposteur le vice est revêtu, Mon œil à des traits purs reconnaît la vertu. Quoi! d'un patricien, digne de sa naissance, Deviez-vous si long-temps m'envier la présence ? Un Romain tel que vous à l'empire appartient. cnéius.

Moi , seigneur !

TIBÈRE

C'est aux rois que ce titre convient.

Ah ! laissez prononcer aux esclaves d'Asie Les notns avilissans qu'obtient la tyrannie. Je ne commande point; j'obéis à la loi; Et je suis à l'Etat ; l'Etat n'est point à moi. C'est le sang des Pisons qui coule dans vos veines. On connaît leur fierté : plein des vertus romaines , De ces grands souvenirs votre cœur enchanté

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